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Déclaration conjointe des universités québécoises sur le climat

Dix-huit universités réaffirment leur engagement envers le défi climatique.

18 novembre 2025 à 15 h 36

Alors que la 30e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques se dirige vers sa conclusion, l’UQAM et 17 autres universités québécoises réaffirment l’urgence climatique et la nécessité de conjuguer leurs efforts et expertises pour relever ce défi planétaire. Cette mobilisation s’inscrit dans une dynamique de coopération renforcée, où les établissements d’enseignement supérieur jouent un rôle central dans la transition vers une société résiliente, équitable et sobre en carbone.

Dès 2019, lors de la COP 25, la majorité des universités québécoises avaient signé la Déclaration mondiale des établissements d’enseignement supérieur pour le climat. Cette déclaration s’accompagnait de trois engagements structurants: atteindre la carboneutralité d’ici 2030, ou au plus tard 2050; renforcer la recherche axée sur les solutions climatiques et le développement des compétences; accroître l’accès à l’éducation environnementale et au développement durable, tant dans les programmes d’enseignement que dans les initiatives communautaires.

Depuis, les universités québécoises ont intensifié leurs actions par des mesures concrètes et mesurables, affirmant leur rôle de leaders et de modèles au sein de leurs communautés. Parmi leurs réalisations notables, plusieurs ont réduit leurs émissions de gaz à effet de serre (GES); des formations novatrices sur la lutte et l’adaptation aux changements climatiques ont été intégrées dans divers programmes d’études; une série de webinaires gratuits a mis en valeur la vulgarisation d’expertises québécoises en matière de changements climatiques; des plans d’adaptation ont été réalisés ou sont en cours de réalisation; des clauses en acquisition responsable ont été développées dans les achats groupés, ce qui a permis d’accroître la transparence des fournisseurs avec lesquels les universités font affaire; des stratégies d’investissements responsables ont été adoptées; un référentiel de bonnes pratiques en sobriété numérique est en cours d’élaboration; la performance des universités québécoises en développement durable a connu une progression marquée dans le cadre de la certification internationale STARS de l’Association for the Advancement of Sustainability in Higher Education (AASHE).


Mesures d’atténuation des émissions de GES à l’UQAM

À l’UQAM, plus de 2 400 tonnes de gaz à effet de serre ont été évitées depuis 2006 grâce aux multiples stratégies en efficacité énergétique (modernisation des équipements d’éclairage et de ventilation, optimisation des chaufferies et ajout de systèmes de récupération de chaleur).

En avril 2025, un Plan directeur de transition énergétique des immeubles (PDTEI) a été élaboré. Ce plan, qui procure une feuille de route sur un horizon de 15 ans, soit d’ici 2040, permet de guider les investissements nécessaires pour minimiser les émissions des bâtiments institutionnels. Les grandes lignes de la stratégie de décarbonation reposent sur l’efficience énergétique, suivie par l’électrification efficace des systèmes et, finalement, par l’intégration de mesures de gestion de la pointe de consommation électrique hivernale. Le prochain inventaire des émissions de GES de l’UQAM est prévu en 2026.

En complément des mesures d’atténuation des GES, un premier plan d’adaptation aux changements climatiques est en cours d’élaboration pour améliorer la résilience des bâtiments.

Du côté de l’enseignement, de nouvelles formations se sont ajoutées à celles qui existaient déjà, dont la nouvelle concentration en éducation relative à l’environnement, qui sera offerte à la maîtrise à compter de l’hiver 2026, le programme court de 2e cycle en environnements nourriciers, offert depuis l’automne 2025, le programme court de 2e cycle en intégration des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance dans l’évaluation des investissements, créé à l’automne 2021, et le DESS en résilience, risques et catastrophes, qui a remplacé en 2020 le DESS en gestion des risques majeurs.

Un nouveau Pôle sur la ville résiliente souhaite transformer la cité en laboratoire vivant d’où émergeront des solutions innovantes conçues en étroite collaboration avec les citoyennes, les citoyens et partenaires de tous horizons dans une perspective de transition écologique et d’équité sociale et environnementale. Le pôle se veut un interlocuteur institutionnel incontournable sur les questions de la ville résiliente.


Une avancée collective sur les émissions de gaz à effet de serre de portée 3

Les universités rassemblées au sein du Réseau universitaire québécois en développement durable (RUQDD) travaillent actuellement à l’élaboration d’un guide méthodologique pour la quantification des émissions indirectes de GES dites de portée 3, soit les plus complexes à mesurer. Ce guide, qui sera publié dans les prochaines semaines, constituera une avancée majeure pour mieux comptabiliser les émissions indirectes liées aux activités universitaires, mais échappant à leur contrôle direct.


La recherche partenariale au cœur de la transition

Au Québec, les universités jouent un rôle de premier plan dans la production de connaissances et de solutions concrètes pour mieux mesurer et réduire les émissions de gaz à effet de serre et pour s’adapter à la crise climatique. Grâce à des équipes de recherche multidisciplinaires, elles explorent des avenues novatrices en matière d’énergie renouvelable, d’adaptation des écosystèmes, de résilience des infrastructures, de justice climatique et de gouvernance environnementale. En favorisant les partenariats avec les communautés, les gouvernements et les entreprises, la recherche universitaire contribue activement à la transition socioécologique du Québec et à l’atteinte des cibles climatiques nationales et internationales.