La Faculté des arts a honoré trois étudiantes et deux chargées de cours à l’occasion de sa Célébration des prix et bourses 2026, le 6 mai dernier, à la salle de la Reconnaissance (D-R200). La cérémonie s’est déroulée en présence des personnes lauréates et de leurs proches, de la doyenne de la Faculté des arts, Joanne Lalonde, de la vice-doyenne à la recherche et à la création, Véronique Cnockaert, du représentant de la Fondation Luc-d’Iberville-Moreau, Paul D. Leblanc, et du directeur général de la Fondation de l’UQAM, Simon Prévost.
Prix d’excellence en recherche et création
Lucie Rocher, chargée de cours à l’École des arts visuels et médiatiques, et Marie-Claude Garneau, chargée de cours à l’École supérieure de théâtre, ont remporté ex aequo le Prix d’excellence en recherche et en recherche-création pour les personnes chargées de cours de la Faculté des arts.
Le comité de la recherche et de la recherche-création de la Faculté des arts a souligné l’originalité et la transversalité des recherches de Lucie Rocher, qui touchent notamment au statut de l’image, à ses relations avec le photographique et à ses usages, en lien avec les études queers. Un ouvrage sur sa pratique, intitulé Duologies, a récemment été publié. Lucie Rocher a également organisé une exposition pour valoriser le travail des personnes étudiantes et a participé à une révision du programme de baccalauréat en arts visuels et médiatiques.
Le comité a également reconnu l’excellence du dossier de Marie-Claude Garneau, qui a reçu, en 2024, le Prix de la meilleure thèse décerné par la Société québécoise d’études théâtrales. Ses recherches sur le théâtre des femmes au Québec ont été soutenues par plusieurs bourses d’excellence. Elle codirige actuellement deux projets d’études à l’École supérieure de théâtre.
Prix de la meilleure thèse
Fanny Curtat, qui a terminé un doctorat en histoire de l’art sous la direction de Jean-Philippe Uzel, professeur au Département d’histoire de l’art, a remporté le Prix de la meilleure thèse de la Faculté des arts 2026 pour sa thèse intitulée Le choix de l’occulte: une rhétorique des correspondances dans l’art actuel.
Le comité de sélection facultaire a été grandement impressionné par l’originalité et la pertinence du sujet. Le jury de la thèse a également souligné l’ampleur, la rigueur et l’excellence du travail, la précision de l’approche historiographique de même que la maîtrise des corpus artistiques et théoriques du projet.
Bourse Luc-d’Iberville-Moreau
La bourse Luc-d’Iberville-Moreau a été accordée à la doctorante en histoire de l’art Marie-Hélène Toutant. D’une valeur de 60 000$, cette bourse est remise chaque année à une candidate ou un candidat envisageant des études doctorales dans le domaine de l’histoire des arts décoratifs, du design, de l’architecture et du paysage.
Le jury a souligné l’excellence du parcours académique de la lauréate, qui réalisera sa thèse sous la direction de la professeure du Département d’histoire de l’art Christina Contandriopoulos, ainsi que la singularité et la pertinence de son projet portant sur la production artistique de l’illustratrice hollandaise Madelon Vriesendorp, une figure très peu documentée de l’histoire de l’architecture. Grâce à la bourse, Marie-Hélène Toutant pourra effectuer son doctorat en cotutelle avec l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais.
Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain
La bourse Claudine et Stephen Bronfman a été accordée à Marion Schneider, qui possède des diplômes de maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM et en design numérique à l’École nationale supérieure Olivier de Serres (Paris). D’une durée de deux ans, la bourse, d’une valeur de 88 000$, est remise chaque année à deux personnes finissantes ou diplômées d’une maîtrise ou d’un doctorat en arts visuels et médiatiques de la Faculté des arts de l’UQAM et de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia.
Les membres du jury ont souligné l’excellence du parcours académique et professionnel de Marion Schneider, de même que la singularité de sa pratique artistique. Son approche incarnée, même lorsqu’il s’agit des technologies, lui permet d’aborder de façon pertinente des enjeux à la fois écologiques et sociaux. Sa recherche a été codirigée par la professeure Andrée-Anne Dupuis-Bourret de l’École des arts visuels et médiatiques et son collègue Philippe-Aubert Gauthier.