L’artiste Marion Schneider (M.A. arts visuels et médiatiques) et sa collègue de l’Université Concordia Roxanne Ross ont obtenu la prestigieuse bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain 2026, d’une valeur de 88 000 $ chacune sur une période de deux ans. De plus, l’UQAM et l’Université Concordia s’engagent à offrir aux deux récipiendaires des contrats d’enseignement.
Octroyée depuis 2010, la bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain offre aux récipiendaires la reconnaissance et le soutien indispensables au perfectionnement de leurs œuvres et à l’avancement de leurs recherches créatrices, à un moment important de leurs parcours, alors que ces artistes passent de la sphère universitaire au milieu professionnel. D’une durée de deux ans, la bourse est remise chaque année à deux personnes finissantes ou diplômées d’une maîtrise ou d’un doctorat en arts visuels et médiatiques de la Faculté des arts de l’UQAM et de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia.
«Cette distinction constitue, pour nos personnes lauréates, une reconnaissance significative de la qualité, de la rigueur et de la pertinence de leur démarche de création, déclare la doyenne de la Faculté des arts, Joanne Lalonde. Le soutien accordé jouera un rôle déterminant dans la consolidation et le déploiement de projets artistiques d’envergure.»
Imaginer d’autres rapports au monde
Marion Schneider possède des diplômes de maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM et en design numérique à l’École nationale supérieure Olivier de Serres (Paris). Ses recherches artistiques se concentrent sur le potentiel poétique et engagé des outils technologiques.
Sa pratique se situe entre les pratiques artistiques queer, l’art écologique et l’art numérique. Ses œuvres spéculatives opèrent des détournements et nous invitent à imaginer d’autres rapports au monde.
Son travail a été présenté à Montréal et à Québec, notamment à MUTEK, ICRA-X, ou encore à la Galerie de l’UQAM. Depuis 2024, Marion Schneider enseigne et partage sa recherche-création sous forme de discussions et conférences.
«Dans le contexte économique et politique actuel, la bourse est un soutien précieux qui me permettra de continuer à sensibiliser le public à l’impact écologique des technologies industrielles et à trouver des usages technologiques pour prendre soin de nous, des autres et de la biodiversité, a commenté Marion Schneider. La bourse est l’élan qui m’aidera à allouer plus de temps et de ressources à la création, au partage avec ma communauté et à l’enseignement, permettant les conditions nécessaires pour penser, créer et transmettre sans s’épuiser.»
On peut voir un aperçu du travail de l’artiste en visitant son site web.