Que font les insectes la nuit? Dorment-ils? Mangent-Ils? Se reproduisent-ils? La photographe Caroline Hayeur, chargée de cours en photojournalisme à l’École des médias, a eu le privilège d’installer ses caméras infrarouges à l’Insectarium de Montréal, de janvier à novembre 2025. C’est grâce à une résidence d’artiste offerte par le Conseil des arts de Montréal et l’Insectarium que la chargée de cours a pu réaliser ce projet.
Chaque nuit, derrière les portes closes du musée, alors que les visiteurs avaient déserté les lieux, ses dispositifs ont capté des images. Le fruit de son travail, une œuvre poétique et documentaire d’une quinzaine de minutes, sera présenté en primeur dans le dôme de la Société des arts technologiques (SAT) le 6 décembre prochain.
Avec ce Petit traité d’entomologie noctivague, Caroline Hayeur poursuit une démarche amorcée depuis quelques années. À l’aide de caméras infrarouges, l’artiste a déjà documenté le sommeil d’individus, de couples ou de familles photographiés dans l’intimité de leur chambre (Radioscopie du dormeur, 2024) ainsi que la vie nocturne d’un jardin visité par toutes sortes de créatures (Un jardin la nuit, 2024-2025).
Porté par une création sonore de Myléna Bergeron, le film monté à partir des vidéos et des photographies recueillies dans le Grand Vivarium de l’Insectarium explore les occupations nocturnes des chenilles, papillons, phasmes et autres insectes qu’il abrite. Il sera présenté en boucle, de 13 h à 17 h, dans la Satosphère, le samedi 6 décembre prochain. À 14 h 30, on pourra assister à un échange entre l’artiste et des spécialistes de l’Insectarium. L’entrée est gratuite.
Une exposition en lien avec ce projet est aussi prévue à la Maison de la culture Claude-Léveillée à l’été 2026.