L’UQAM a soumis un mémoire à la Commission des relations avec les citoyens dans le cadre de la consultation pluriannuelle sur l’immigration 2026-2029, en réponse aux propositions gouvernementales visant à réduire les niveaux d’immigration temporaire et permanente. Tout en adhérant aux recommandations formulées par le Bureau de coopération interuniversitaire et par l’Université du Québec dans leurs mémoires respectifs, l’Université tient à exposer son approche et à souligner le rôle majeur qu’elle joue dans l’atteinte des objectifs de francisation et d’intégration des personnes immigrantes dans le tissu social québécois.
Selon l’UQAM, les récentes mesures du gouvernement du Québec, dont la suspension du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) – volet Diplômés du Québec et l’introduction de quotas, soulèvent des préoccupations importantes quant à l’atteinte des objectifs gouvernementaux et universitaires à long terme.
L’Université soutient qu’il est dans l’intérêt du gouvernement de favoriser la conversion des étudiantes et étudiants universitaires en immigrantes et immigrants permanents. Elle est aussi d’avis que les quotas actuels nuisent aux intérêts supérieurs du Québec en limitant l’accès à une catégorie d’immigrantes et d’immigrants hautement qualifiés, francophones et intégrés à la sortie des études.
Selon l’UQAM, les étudiantes et étudiants internationaux, au Québec et à l’UQAM en particulier, représentent un investissement stratégique pour l’avenir démographique, économique, social et linguistique du Québec et de sa métropole.
Trois recommandations
Le mémoire présente trois recommandations:
La première prône l’abolition des quotas d’étudiantes et d’étudiants internationaux pour le réseau universitaire.
La seconde vise la restauration du PEQ – volet Diplômés du Québec.
La troisième demande la reconnaissance du réseau universitaire, et de l’UQAM en particulier, comme lieux privilégiés de francisation et d’intégration des étudiantes et étudiants internationaux.
Une approche stratégique et collaborative
Soulignant que l’UQAM dispose des mécanismes organisationnels et de l’expertise nécessaires pour déterminer et prévenir les utilisations frauduleuses du système d’immigration, le mémoire attire l’attention sur le fait qu’en attribuant les quotas de demandes de certificats d’autorisation du Québec basés sur le nombre de l’année précédente de chaque établissement, sans tenir compte de ses particularités, le gouvernement ne réduit pas l’entrée des candidatures problématiques et freine l’arrivée de celles correspondant à ses propres objectifs d’immigration permanente.
En bref, l’UQAM recommande une approche stratégique et collaborative qui distingue clairement les institutions universitaires de certains collèges privés à vocation migratoire. Selon l’UQAM, cette distinction permettrait de préserver l’intégrité du système d’immigration tout en maximisant les bénéfices économiques, culturels et sociaux des étudiantes et étudiants internationaux.