Dans un texte publié sur le site du Devoir en date du 28 février et intitulé «L’heure juste à propos de l’UQAM», le recteur Robert Proulx tient à rectifier certaines informations qui ont circulé dans les médias au cours de la dernière semaine. «Dans la foulée de la parution d’une lettre écrite par 14 professeures et professeurs déplorant les actes de vandalisme et d’intimidation commis par une minorité d’étudiantes et d’étudiants, on a assisté à une surenchère qui donne une image erronée de l’UQAM», écrit-il. Des expressions comme «champ de bataille», «université assiégée» et «climat de peur» ne correspondent pas «à la réalité quotidienne vécue par la très grande majorité de nos 44 000 étudiantes et étudiants», poursuit le recteur.
L’UQAM déplore toute forme de pratiques militantes qui s’appuient sur le vandalisme, la violence ou l’intimidation, précise Robert Proulx, et toutes les mesures nécessaires sont prises pour assurer un climat sain et sécuritaire à l’intérieur de ses murs. Mais, souligne-t-il, les universités doivent, pour s’acquitter de leur mission, demeurer des lieux ouverts: «On ne peut donc, pour répondre aux agissements certes tout à fait répréhensibles d’une minorité, remettre en question ou bafouer les libertés de toute la communauté universitaire.»
Selon Robert Proulx, les manchettes des derniers jours ne devraient pas occulter l’apport immense de l’UQAM au progrès de la société québécoise depuis sa fondation en 1969. «Chaque année, plus de 10 000 étudiantes et étudiants y obtiennent leur diplôme», mentionne-t-il. Le recteur rappelle que, depuis ses débuts, l’UQAM forme une relève citoyenne engagée et motivée, qui a la volonté et la capacité d’apporter des solutions originales aux problèmes, aux enjeux et aux défis actuels. « L’UQAM, conclut-il, apporte une contribution des plus riches au progrès de la société. C’est un fleuron dont nous devons être fiers.»