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En route vers la carboneutralité

Le Plan intégré en matière d’écoresponsabilité 2026-2029 propose 27 mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de l’Université.

Par Jean-François Ducharme

21 avril 2026 à 15 h 48

Le deuxième Plan intégré en matière d’écoresponsabilité (PAIME) de l’UQAM, qui couvre la période 2026-2029, est en vigueur depuis le 14 avril dernier. Guidé par les principes énoncés dans la Politique no 37 en matière d’écoresponsabilité, ce plan positionne l’Université comme une actrice de changement collectif et une pionnière en recherche environnementale. Un premier PAIME avait été lancé en 2020, pour la période 2019-2024.

Le plan s’appuie sur quatre objectifs: accroître la culture écoresponsable, augmenter la résilience climatique, contribuer à la réduction des gaz à effet de serre (GES) et mettre en œuvre la certification STARS en développement durable, décernée par The Association for the Advancement of Sustainability in Higher Education pour la période 2024-2027 (l’UQAM a obtenu le niveau argent de la certification à l’automne 2021).

«Nous souhaitons toujours atteindre la carboneutralité d’ici 2040, souligne Jérôme Normand, directeur écoresponsabilité au Vice-rectorat au développement humain et organisationnel. Les actions entreprises à l’Université au cours des dernières années vont dans ce sens.»

Afin de concrétiser ces quatre objectifs, le PAIME propose huit axes d’intervention et 27 mesures à réaliser dans les trois prochaines années. «On pense, par exemple, à sélectionner une plateforme de covoiturage pour réduire l’utilisation de l’auto solo, à développer une stratégie pour maximiser la participation étudiante aux comités écoresponsables et à ouvrir un dialogue avec les grands acteurs du Quartier latin pour évaluer les impacts croisés des infrastructures», illustre Jérôme Normand.

Un bilan positif

L’équipe écoresponsable de l’Université a présenté l’inventaire des GES produits en 2023-2024, en comparaison avec ceux produits en 2018-2019. L’empreinte carbone de l’UQAM s’élève à 71 462 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone pour la période 2023-2024 provenant de trois sources: la consommation d’hydrocarbures, la consommation d’hydroélectricité ainsi que les émissions indirectes générées par les équipements, par exemple, ou les déplacements de la communauté uqamienne. «Plus de 95 % des émissions de GES entrent dans cette troisième catégorie», souligne la conseillère en écoresponsabilité Cynthia Philippe.

La consommation d’hydrocarbures (gaz naturel, essence, propane, diesel) a baissé de 32 %. Cette catégorie représente un peu plus de 3 300 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, comparativement à près de 5 000 pour la période précédente.

Les émissions de GES liées à l’utilisation d’électricité pour les bâtiments sont pour leur part passées de 133 à 110 tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, une baisse de 17 %.

Quant aux émissions indirectes, le bilan ne peut établir une comparaison juste avec la période précédente, puisque plusieurs éléments n’étaient pas pris en compte dans le bilan 2018-2019. «Nous avons maintenant un portrait plus juste de la situation, ce qui nous permettra d’établir des comparaisons lors du prochain bilan carbone de l’Université», précise la conseillère.

Vers une certification de niveau Or?

L’UQAM poursuivra la mise en œuvre de son Plan directeur de transition énergétique des immeubles, adopté en avril 2025. L’Université finalisera aussi son Plan d’adaptation climatique, élaboré dans le cadre du Plan directeur du campus 2026-2046. «Nous souhaitons diminuer les émissions indirectes de GES de façon significative, mais aussi voir de façon plus concrète une transformation de nos milieux de vie par davantage de verdissement et des espaces plus résilients, souligne Jérôme Normand. Nous espérons aussi obtenir la certification STARS de niveau Or en 2028-2029.»