Dans le cadre du Sommet Climat Montréal, tenu le 16 avril dernier, la vice-rectrice associée à la Relance du Quartier latin, Priscilla Ananian, s’est jointe à une coalition d’acteurs de différents milieux pour lancer un plaidoyer en faveur de la mobilité durable. Sous le leadership de la présidente et cheffe de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Isabelle Dessureault (B.A.A.), et de Vanessa Normand, codirectrice de l’organisme Vivre en ville, une vingtaine de cosignataires ont publié une lettre ouverte dans le quotidien La Presse pressant le gouvernement du Québec de donner suite à sa Politique de mobilité durable 2030 et de conclure une entente avec Ottawa pour sécuriser les fonds fédéraux destinés au transport collectif.
Parmi les signataires, on retrouve également Graham Carr, recteur et vice-chancelier de l’Université Concordia, Stéphanie Trudeau (B.A. communication/relations publiques), vice-présidente exécutive, Québec, chez Énergir, et Luc Rabouin (B.A. psychosociologie de la communication), ex-maire de l’Arrondissement du Plateau-Mont-Royal et p.-d.g. de la Fondation du Grand Montréal, Marie-Krystine Longpré (B.A communication), directrice générale par intérim de la Jeune Chambre de commerce de Montréal, ainsi que plusieurs autres représentantes et représentants des milieux économiques, environnementaux et de la santé publique.
Selon la coalition, avec un coût de congestion routière qui équivaut annuellement à près de 1500$ par personne, «le Grand Montréal sacrifiera d’ici quelques années 10 milliards de dollars par année en temps perdu pour les automobilistes, les camionneurs, les services d’urgence et les autobus».
Afin d’éviter de perdre du terrain face aux autres grandes villes d’Amérique du Nord et d’Europe, il faut, selon ses membres, un leadership fort afin d’investir en mobilité durable et mobiliser les fonds fédéraux prévus à cet effet. Alors que les autres provinces multiplient les projets, le Québec, soulignent-ils, doit obtenir sa juste part.
Pour déplacer les personnes et les marchandises le plus efficacement possible, Montréal a besoin d’un système de transport collectif performant, plaident les signataires. «Prévisibilité et cohérence sont les conditions minimales pour protéger la compétitivité économique de la métropole», poursuivent-ils, soulignant qu’il faudra compter sur les investissements nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du métro et pour déployer le transport collectif structurant en périphérie.
«Avec la croissance exponentielle des livraisons et du trafic lourd, la mobilité pourrait se détériorer rapidement», font valoir les membres de la coalition. Par ailleurs, «la majorité du trafic est causé par les véhicules privés, notamment ceux des périphéries, où le transport collectif n’est pas suffisamment fréquent ou fiable pour être une alternative attrayante». Pour baisser les niveaux d’émissions de gaz à effet de serre, porter à 50 % les déplacements effectués en modes durables, renouer avec l’abordabilité en habitation grâce à une densification des secteurs stratégiques, la mobilité durable doit être une priorité.
Les signataires rappellent également «le rôle incontournable de la mobilité durable dans la prévention en santé et la réduction des inégalités sociales».
«Nous sommes prêts à agir, écrivent les membres de la coalition en conclusion. Le gouvernement du Québec doit maintenant répondre présent.»
Le Sommet Climat Montréal est organisé, entre autres, par Partenariat Climat Montréal. L’UQAM fait partie, avec une centaine d’organisations économiques, communautaires, institutionnelles et philanthropiques, de ce partenariat né en 2020 et ayant pour mission de mobiliser les acteurs clés de la collectivité montréalaise en vue d’aider la métropole à atteindre ses objectifs en matière de lutte contre les GES.