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L’ostéopathie bientôt reconnue par l’Office des professions du Québec

L’UQAM est la première université à offrir des programmes dans le domaine.

30 mars 2026 à 8 h 44

Le ministre du Travail Jean Boulet a annoncé, le 25 mars dernier, le lancement des démarches visant l’intégration des ostéopathes au système professionnel québécois. Le ministre a confié à l’Office des professions du Québec (OPQ) la mission de mener ces travaux. Cette annonce marque une étape déterminante vers un encadrement officiel de la profession, en cohérence avec les orientations déjà évoquées dans l’avis de l’OPQ de 2022.

L’UQAM est devenue la première université québécoise à créer des programmes en ostéopathie, qui ont accueilli leurs premières cohortes à l’automne 2024. En 2025, la Commission des études a adopté les premiers projets de programmes de grade qualifiants en ostéopathie – un continuum de formation baccalauréat et maîtrise – qui sont présentement soumis à l’évaluation externe usuelle.

«L’intégration des ostéopathes au système professionnel envoie un signal clair: la qualité de la formation devient un enjeu central, souligne François Lalonde, professeur invité au Département des sciences de l’activité physique. À l’UQAM, nous avons déjà posé les bases avec des microprogrammes universitaires qui visent à harmoniser les compétences et à renforcer une pratique sécuritaire et fondée sur les données probantes. L’annonce du ministre Boulet vient accélérer notre projet de continuum baccalauréat–maîtrise, essentiel pour répondre aux exigences futures de la profession. »

Comptant plus de 3000 praticiennes et praticiens au Québec, les ostéopathes prodiguent des soins largement appréciés par la population. Axée sur la thérapie manuelle, l’ostéopathie vise à rétablir la mobilité des différentes structures du corps, à diminuer la douleur et à optimiser la fonction physique, notamment chez les personnes présentant des troubles neuromusculosquelettiques. Les ostéopathes soutiennent une clientèle diversifiée: enfants, adolescents, adultes et personnes âgées.

L’encadrement de la pratique des ostéopathes permettra au gouvernement d’assurer l’accès à des services sécuritaires, fondés sur des compétences vérifiées et des pratiques conformes aux exigences du système professionnel québécois.