À compter de l’automne 2026, la maîtrise en science politique offrira un nouveau profil double diplôme avec l’Université de Liège, en Belgique. Au terme de leurs études, les personnes inscrites dans ce profil obtiendront des diplômes des deux institutions.
Il s’agit du deuxième profil double diplôme à la maîtrise en science politique après celui avec Sciences Po Grenoble, créé en 2020. La maîtrise propose aussi trois autres profils entièrement à l’UQAM: un profil avec mémoire de recherche, un profil avec travail de recherche dirigé et une concentration bidisciplinaire politique internationale et droit international. Dans les trois derniers cas, il est possible de s’inscrire en parallèle à la concentration de deuxième cycle en études féministes.
Différentes visions du monde
Le nouveau double diplôme donne accès aux champs de spécialisation du Département de science politique de l’Université de Liège, notamment l’Europe communautaire, la politique d’intégration européenne, les économies et les puissances émergentes. «Il fait découvrir d’autres manières d’enseigner, d’autres références et traditions, souligne le directeur du programme, Francis Dupuis-Déri. Il permet aussi de développer son réseau de contacts en Europe.»
Les personnes qui obtiennent leur double diplôme auront accès à un large éventail de débouchés. «Plusieurs travailleront à l’international, par exemple dans une délégation du Québec, un consulat ou une ONG. D’autres reviendront au Québec et travailleront dans des partis politiques, en communication ou en enseignement collégial.»
Le profil donne aussi un avantage aux personnes qui souhaiteraient poursuivre des études doctorales. «Dans un contexte où la compétition est forte, étudier une année dans une université européenne permet de mettre en valeur son dynamisme, son autonomie et sa curiosité», mentionne Francis Dupuis-Déri.
Parcours de deux ans
Le programme de 45 crédits s’échelonne sur deux ans. La première année, qui se déroule à l’UQAM, compte six cours au choix. Ces cours abordent une multitude de sujets: les théories des relations internationales ou des politiques publiques, les questions politiques au Québec, au Canada, aux États-Unis, en Amérique latine, en Afrique ou en Asie, l’économie politique internationale, la gouvernance environnementale, la transformation de l’État, les idées politiques et autres.
En deuxième année, les séminaires offerts à l’Université de Liège seront spécialisés en relations internationales et en politique comparée. «Certains séminaires à Liège pourraient être offerts en anglais», précise Francis Dupuis-Déri.
Selon le professeur, la maîtrise en science politique développe la capacité d’analyse, la rigueur et l’esprit critique. «Dans les cours, on aborde une même réalité ou un même problème à partir de différentes perspectives, théories et approches», souligne t-il.
La capacité d’accueil maximale est fixée à cinq personnes étudiantes provenant de l’UQAM et cinq autres provenant de l’Université de Liège. Il est possible de faire une demande d’admission pour l’automne 2026 avant le 1er avril.