Quatorze étudiantes et étudiants inscrits à des cours d’allemand de l’École de langues ont participé à un séminaire offert par l’Académie européenne d’Ostzenhausen, en Allemagne, du 27 avril au 3 mai derniers. Le voyage a été organisé par le professeur Sebastien Döderlein et sa collègue Britta Starcke.
Les étudiantes et étudiants de l’UQAM se sont joints à un groupe de 20 étudiantes et étudiants de l’Université d’Innsbruck (Autriche) et de l’Université d’Iéna (Allemagne) pour suivre ce séminaire trilingue dont la thématique était «Mémoires divisées, identités partagées? – Perspectives transatlantiques sur les défis interculturels».
Accompagnés par Sebastian Döderlein, les étudiantes et étudiants ont pu approfondir leurs connaissances en assistant à des conférences, en participant à des ateliers interactifs et en prenant part à des excursions thématiques. «L’approche pédagogique reposait sur la confrontation de perspectives européennes et canadiennes autour des questions de mémoire, d’identité et de coopération transnationale», précise le professeur.
Parmi les thèmes abordés, la mémoire collective et individuelle, les lieux de mémoire et les formes culturelles de transmission mémorielle ont occupé une place centrale. «Les participantes et participants ont eu l’occasion de visiter des sites symboliques comme les vestiges du Westwall, un ancien système de défense allemand construit dans les années 1930 en réponse à la ligne Maginot, et le Ringwall d’Otzenhausen, vestige d’une puissante fortification celtique», illustre Sebastian Döderlein.
Le programme comprenait également des visites au UniGR-Center for Border Studies de l’Université de La Sarre et au Center for Canadian Studies de l’Université de Trèves. «Nous y avons abordé l’analyse des enjeux de la coopération transfrontalière entre les régions limitrophes d’Allemagne, de France et du Luxembourg», précise le professeur.
Les étudiantes et étudiants ont bénéficié d’une visite guidée de la Völklinger Hütte, un complexe sidérurgique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette visite a permis d’aborder la place de l’industrie et de la culture ouvrière dans la construction identitaire des régions frontalières.
Le groupe a également profité d’une excursion à Strasbourg, en France, pour participer à une réception officielle à la Représentation permanente de l’Autriche auprès du Conseil de l’Europe. «Cette activité illustrait de belle façon les interconnexions interculturelles dans une ville emblématique de la coopération européenne», note Sebastian Döderlein.
«Les échanges ne se sont pas limités aux thèmes mémoriels: l’actualité géopolitique, y compris les élections fédérales canadiennes du 28 avril, a nourri des discussions riches et engagées, souligne le professeur. Les étudiantes et étudiants de l’UQAM ont d’ailleurs été interviewés par la chaîne radiophonique Saarländischer Rundfunk, témoignant de l’intérêt suscité par leur présence.»
Au-delà du volet académique, cette semaine a permis aux participantes et participants de vivre une immersion complète dans un environnement germanophone et de tisser des liens durables avec leurs homologues allemands et autrichiens. «Une visite du groupe austro-allemand à l’UQAM est prévue pour octobre 2025, poursuivant ainsi cette dynamique d’échanges interculturels», se réjouit Sebastian Döderlein.
Pour réaliser leur voyage, les étudiantes et étudiants ont bénéficié d’une bourse de mobilité de l’UQAM et du soutien financier de l’Office allemand d’échanges universitaires.
Il s’agissait de la deuxième édition de ce séjour d’études en sol allemand. Au printemps 2024, un groupe d’étudiantes et étudiants de l’École de langues avait participé à un séminaire de rencontre dont le thème était «Diversité des cultures de la mémoire. Perspectives européennes et canadiennes sur les défis et opportunités nationaux et transnationaux».
«Nous espérons pouvoir reconduire cette activité sur une base annuelle, d’autant plus que pour l’édition 2025, nos partenaires de l’Université McGill et de l’Université de Montréal ont incité leurs étudiantes et étudiants à s’y inscrire», souligne Sebastian Döderlein.