Pour la deuxième année consécutive, l’UQAM, en collaboration avec l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), a réussi le pari de rassembler tout l’écosystème de la prévention dans le cadre du sommet Une nouvelle vision de la santé. Tenu le 24 octobre au Cœur des sciences, l’événement a réuni plus de 350 actrices et acteurs du réseau de la santé, du monde municipal, de la recherche et du milieu économique venus réfléchir ensemble aux transformations nécessaires afin de bâtir un système de santé axé sur la prévention.
Cette deuxième édition marque un jalon important pour la santé au Québec. Un an après l’annonce du ministre de la Santé relative à la Stratégie nationale de prévention en santé, les expertes et experts de différents milieux se sont réunis pour dresser un premier bilan et discuter des prochaines étapes qui orienteront les actions en matière de prévention.
En plus de la chancelière de l’UQAM, Pauline Marois, du recteur, Stéphane Pallage, du vice-recteur associé au Développement des sciences de la santé, le Dr Fabrice Brunet, et du directeur général de l’ASPQ, Thomas Bastien, plusieurs personnalités ont assisté à l’événement. On y retrouvait, entre autres, la directrice nationale de la Santé publique et sous-ministre adjointe au ministère de la Santé et des Services sociaux, la Dre Caroline Quach-Thanh, et le commissaire adjoint à l’évaluation et scientifique principal de la Commissaire à la santé et au bien-être, Georges-Charles Thiebaut. Le ministre de la Santé, Christian Dubé, et le ministre responsable des Services sociaux, Lionel Carmant, qui n’ont pu participer à l’événement, ont tenu à souligner dans des vidéos la pertinence du Sommet et l’importance de l’enjeu de la prévention en santé.
Dans son allocution d’ouverture, la chancelière de l’UQAM et ancienne ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, a affirmé que la Faculté des sciences de la santé, dont la création a été dévoilée en 2024 lors de la première édition du Sommet, est l’une des raisons qui l’ont conduite à accepter le rôle de chancelière. «Ce projet, c’est une vision. Miser sur le bien-être, la santé globale, la prévention et le maintien de la santé, cela exige une transformation profonde de nos façons de penser et d’agir».
Le sommet a été l’occasion d’annoncer la création de la Clinique universitaire de santé globale de l’UQAM, qui regroupera, au cœur du Quartier latin, plusieurs disciplines sous un même toit.
«Fidèle à son ADN avant-gardiste, l’UQAM réinvente les façons de penser la santé en misant sur une approche globale, préventive et résolument interdisciplinaire, a souligné le recteur, Stéphane Pallage. Aujourd’hui, aux côtés des responsables politiques, des actrices et des acteurs du milieu, nous poursuivons notre engagement à concevoir des solutions durables aux enjeux du système de santé pour servir le bien commun et contribuer à une société en meilleure santé.»
Pour Fabrice Brunet, «notre Faculté des sciences de la santé, créée il y a un an, répond aux préoccupations de la population. En intégrant les expertises en gestion, en sciences humaines, en sciences du vivant et en technologies, nous formons une nouvelle génération de professionnelles et professionnels de la santé capables d’accompagner l’évolution des besoins de la société. Cette transformation de la formation et de la recherche en santé entreprise par l’UQAM s’inscrit dans le droit fil de la vision du gouvernement et l’action des municipalités en matière de prévention.»
«Cette deuxième édition confirme que la prévention est un projet collectif, mais aussi une opportunité économique et sociale pour le Québec. En réunissant à la même table des milieux différents, nous démontrons qu’il est possible d’agir collectivement sur les déterminants de la santé», a déclaré Thomas Bastien, directeur général de l’ASPQ.
Les villes au cœur de la santé durable
En matinée, un débat était organisé dans le contexte des élections municipales. Le débat a réuni des représentantes et représentants de partis politiques montréalais ainsi que plusieurs mairesses et maires, actuels et anciens. Ces échanges ont mis en lumière leur vision d’une santé durable comme pilier essentiel du développement urbain.
La Faculté des sciences de la santé: un an plus tard
En après-midi, le recteur a offert un aperçu de ce qui s’est fait au cours de la dernière année dans le cadre de la nouvelle Faculté des sciences de la santé. «Sous la direction du Dr Fabrice Brunet et de son équipe, la Faculté s’est rapidement structurée comme un pôle de transformation et d’innovation», a mentionné Stéphane Pallage. L’UQAM a ainsi travaillé à la création de nouveaux programmes et à la consolidation de ceux existant déjà, notamment en ostéopathie, en art-thérapie, en psychologie, en sciences infirmières, en santé des populations et, en collaboration avec l’Université du Québec, en médecine familiale.
Une table ronde a ensuite réuni le vice-recteur associé Fabrice Brunet, qui a expliqué son projet de salle de pilotage des données de santé, la vice-rectrice à la Recherche, à la création et à la diffusion, Lucie Ménard, qui a parlé de la place de la recherche dans la santé globale, la professeure associée du Département d’organisation et ressources humaines Natalie Stake-Doucet, qui a livré ses observations sur le nouveau rôle des infirmières dans un système de santé apprenant, et la professeure du Département de sociologie Catherine Des Rivières-Pigeon, qui a présenté une approche intégrée de la santé des populations.