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L’UQAM aux Entretiens Jacques Cartier

Le recteur Robert Proulx sera honoré lors de cet événement auquel participent plusieurs Uqamiens.

Par Jean-François Ducharme

29 septembre 2014 à 10 h 09

Mis à jour le 3 mars 2015 à 12 h 03

Fort de plus de 25 ans de présence active sur la scène franco-québécoise, le Centre Jacques Cartier s’est rapidement imposé comme un acteur incontournable de cette relation privilégiée.

Le recteur de l’UQAM, Robert Proulx, recevra la Médaille Jacques Cartier, le 5 octobre prochain, dans le cadre de la 27e édition des Entretiens du Centre Jacques Cartier qui se tiendra cette année à Ottawa, Montréal, Québec et Sherbrooke, du 2 au 10 octobre. Cette médaille est décernée à des personnalités emblématiques de la coopération franco-québécoise ou qui se sont illustrées dans les activités du Centre Jacques Cartier.

Les Entretiens, qui réuniront 750 conférenciers provenant de 27 pays, proposent 30 colloques à saveur sociale, technologique, politique, culturelle, scientifique et économique, auxquels participent plusieurs chercheurs de l’UQAM. Les échanges porteront notamment sur les enjeux liés à la reconversion de sites patrimoniaux emblématiques, à la mutation des médias, aux nouvelles approches de dans le traitement du cancer, à l’art comme moteur de changement, aux matériaux intelligents et à leurs répercussions sur nos vies ainsi qu’aux distractions au volant et à leurs conséquences dévastatrices. 

L’UQAM décernera, le 5 octobre, un doctorat honoris causa à Bernard Rentier, recteur de l’Université de Liège, en Belgique. Par ce geste, l’Université veut souligner les réalisations remarquables de Bernard Rentier dans le champ de la virologie et de l’immunologie, mais aussi reconnaître sa contribution exceptionnelle au libre accès à l’information scientifique à l’Université de Liège, et son travail de promotion des valeurs de l’Open Access en Europe et à l’échelle internationale.

Le lendemain (6 octobre), Robert Proulx prononcera l’une des conférences d’ouverture du colloque intitulé «La mobilisation des connaissances pour l’innovation sociale», qui se tiendra à l’Université Concordia. Le recteur fera le point sur la mobilisation/valorisation des connaissances dans le secteur des sciences sociales et humaines, des arts et des lettres dans les universités québécoises et expliquera pourquoi l’UQAM a fait de la mobilisation des connaissances une dimension importante de la recherche. Le professeur Juan-Luis Klein, du Département de géographie, directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES), et Mathieu-Joël Gervais, doctorant en psychologie, participeront également à ce colloque.

Deux colloques à l’UQAM

Migrations juives contemporaines, circulations et ancrages

7 et 8 octobre, au DS-1950

Les migrations constituent une expérience particulièrement significative de l’histoire des juifs. D’exodes forcés en déplacements choisis, leur parcours a redessiné la géographie en diaspora comme en Israël. «Ce colloque analyse la signification de la migration pour les Juifs après la Shoah, la création d’Israël et l’exil de masse depuis les pays musulmans d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient», précise Yolande Cohen, professeure au Département d’histoire et responsable scientifique de ce colloque. Plusieurs thèmes seront abordés, notamment les apports sociaux, économiques et culturels des migrants juifs dans leur nouvelle communauté, les raisons ayant entrainé le départ du pays d’origine et les facteurs pouvant expliquer la réussite ou l’échec de la migration. Josée S. Lafond, doyenne de la Faculté des sciences humaines, Julian Durazo, professeur au Département de science politique, Frédérick Guillaume Dufour et Victor Armony, professeurs au Département de sociologie, Anne Élaine Cliche, professeure au Département d’études littéraires et Stéphanie Tara Schwartz, postdoctorante, comptent parmi les participants. «Il s’agit d’un événement majeur pour les études juives en langue française», affirme Yolande Cohen. 

Art et Santé, expériences et pratiques artistiques comme catalyseur de changement

Au D-R200 (6 octobre) et à la Grande Bibliothèque (7 octobre)

Les liens entre les arts et la santé soulèvent des enjeux multiples tant pour les professionnels de la santé que pour les artistes et les patients. «La santé couvre un spectre qui ne se limite pas au strict domaine de la maladie, mais rejoint plus largement le mieux-être de tous», souligne Louise Poissant, doyenne de la Faculté des arts et responsable scientifique du colloque. Celui-ci comporte quatre volets: l’art à l’hôpital; l’art auprès des personnes malades ou vulnérables; la pratique artistique transformée par la maladie; et les interfaces artistiques et mobilité physique. Joanne Lalonde, Ève Lamoureux et Jean-Philippe Uzel, professeurs au Département d’histoire de l’art, les professeures associées Monique Régimbald Zeiber et Chantal Dupont, la professeure Mona Trudel et la chargée de cours Adriana de Oliveira, de l’École des arts visuels et médiatiques, ainsi que Sylvie Cotton, étudiante au doctorat en études et pratiques des arts, participeront à l’événement.

Autres colloques

Persévérance scolaire : les conditions pour déployer les meilleures pratiques

2 et 3 octobre, Centre La Plaza / le Holiday Inn – Centre-ville de Montréal.

Quarante ans de recherche scientifique ont permis d’identifier les principaux déterminants de la persévérance scolaire. «Nous avons plusieurs exemples d’intervention qui fonctionnent à merveille auprès des apprenants en difficulté, mais le défi est de les reproduire à grande échelle. Il en va de l’avenir de nos enfants, car un début de parcours scolaire difficile peut nuire à la persévérance scolaire»», affirme Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation et l’une des organisatrices du colloque. Voilà pourquoi l’idée de créer une instance de concertation à l’échelle nationale a été lancée. « Nous avons soumis cette proposition au Conseil supérieur de l’éducation et elle sera reprise et présentée par le recteur Robert Proulx lors de son allocution de clôture au colloque», souligne Monique Brodeur.

Entrevoir l’avenir des droits de la personne LGBTQ

6 et 7 octobre à l’Université Concordia

Ce colloque sera l’occasion de faire un tour d’horizon des droits de la personne LGBTQ à l’échelle internationale. «La lutte pour les droits des LGBTQ – lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres et queers – est manifeste partout», note Line Chamberland, professeure au Département de sexologie et l’une des responsables scientifiques du colloque. «L’avènement du mariage entre personnes de même sexe dans des pays tels que la France, les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Uruguay, l’Afrique du Sud et l’Argentine, les progrès dans la protection des droits de la personne pour les groupes transgenres au Canada et l’intégration des droits des LGBTQ aux politiques étrangères de plusieurs pays sont autant de faits permettant de constater que nous en sommes à un moment décisif de l’histoire des droits des LGBTQ», ajoute la chercheuse. Ce colloque traitera de la mobilisation des stratégies juridiques et collectives en matière de droits des personnes LGBTQ, de l’héritage colonial et les relations entre hémisphère Nord et hémisphère Sud et de l’avenir des droits des personnes LGBTQ.

Intégration urbanisme/transport et mobilité: nouveaux projets, nouveaux outils

La professeure associée Florence Junca-Adenot et la professeure Florence Paulhiac Scherrer, du Département d’études urbaines et touristiques, participeront à ce colloque qui se tiendra les 6 et 7 octobre au Centre des sciences de Montréal.

La qualité de l’expérience des usagers et des proches : vers la personnalisation des soins et des services sociaux

Mireille Tremblay, professeure au Département de communication sociale et publique et directrice de l’institut Santé et société, de même qu’Audrey Gonin, professeure à l’École de travail social, et Karine Vigneault, chargée de cours à l’École des médias, participeront à ce colloque qui aura lieu à l’hôtel Delta de Sherbrooke les 6 et 7 octobre.

Imaginaires de la gastronomie : productions, diffusions, valeurs et enjeux

6, 7 et 8 octobre au Centre d’archives de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).

«Dans ce colloque pluridisciplinaire, nous aborderons les images rattachées à “la gastronomie”, que celles-ci soient liées à des productions professionnelles, médiatiques, territoriales, culturelles ou touristiques», explique Marie Pigelet, chargée de cours au Département urbaines et touristiques, qui assiste la professeure Julia Csergo dans l’organisation de ce colloque auquel participeront Nathalie Drouin, vice-doyenne à la recherche de l’École des sciences de la gestion, François Bédard et Lucie K. Morisset, professeurs au Département d’études urbaines et touristiques, ainsi qu’Alain Girard, stagiaire postdoctoral au Laboratoire de recherche sur la santé et l’immigration. «Nous nous attarderons aussi à la notion de gastronomie selon les civilisations et selon une perspective académique», ajoute Marie Pigelet. Ce colloque proposera une table-ronde intitulée «Imaginaires de la gastronomie – Regards croisés de professionnels Québec-France», animée par le journaliste Yanick Villedieu, à laquelle participeront, entre autres, les chefs Jérôme Ferrer et Normand Laprise.

Musées, création, spectacle

9 et 10 octobre, Musée de la civilisation de Québec

Contrairement à plusieurs endroits dans le monde, il n’existe pas de musée des arts de la performance – aussi appelés arts du spectacle ou arts vivants – au Québec. Des générations d’artistes québécois sont ainsi oubliées. «Intégrer l’expression artistique au musée est une façon d’assurer la survie de la mémoire et du patrimoine de ces artisans», affirme Joanne Burgess, professeure au Département d’histoire et responsable scientifique de ce colloque, auquel participeront Anne Bénichou, professeure à l’École des arts visuels et médiatiques, et Julie-Anne Côté, étudiante au doctorat en muséologie, médiation, patrimoine. Plusieurs chercheurs du Québec et de la France se pencheront sur les liens qui existent entre les musées et les arts de la performance. «Le colloque explorera le rôle des musées dans la conservation, la mise en valeur et la transmission de ces formes d’expression artistique et questionnera la façon dont le musée peut intégrer l’expression artistique à sa programmation culturelle», souligne Joanne Burgess.

(Im)migrations, mémoires et identités transnationales

20 novembre, au Musée de la civilisation du Québec.

Ce colloque annuel de la Société royale du Canada se penchera sur le débat soulevé par les migrations transnationales, qui secoue toutes les sociétés contemporaines et transforme notre compréhension des identités nationales aujourd’hui. «Notre approche sera résolument interdisciplinaire, souligne Yolande Cohen, professeure au Département d’histoire et responsable scientifique de cet événement, auquel participent Luc-Alain Giraldeau, doyen de la Faculté des sciences, et Lori Saint-Martin, professeure au Département d’études littéraires. Nous ferons appel à des spécialistes des sciences humaines, sociales, cognitives et neurobiologiques pour aborder les aspects récents des connaissances sur le fonctionnement de la mémoire humaine. Nous croyons que ce symposium pourra renouveler notre compréhension du fonctionnement des nationalismes canadiens et québécois, et de leurs particularités.»