À compter de l’automne 2026, la Faculté des sciences humaines offrira un nouveau DESS en solutions axées sur la nature et résilience des territoires. «C’est le premier programme dédié à ce domaine novateur dans l’ensemble de la francophonie», se réjouit le professeur du Département de géographie Étienne Boucher. Le programme s’adresse à des titulaires d’un baccalauréat en géographie, en sciences environnementales, en aménagement du territoire, en études urbaines ou en sciences naturelles. Il propose une approche émergente pour faire face aux défis climatiques, environnementaux et socioterritoriaux par la restauration, la conservation et la gestion adaptative des milieux naturels.
Devant l’inefficacité des méthodes traditionnelles pour lutter contre les aléas naturels, de plus en plus de municipalités, de gouvernements et d’organisations se tournent vers des solutions axées sur la nature. «La géographie physique a démontré le rôle clé joué par les milieux naturels dans la résilience climatique et environnementale des territoires et l’impact négatif qu’ont pu avoir les activités humaines sur ces fonctions, souligne le professeur. Le DESS utilise ces connaissances pour transformer les territoires en intégrant plus de nature.»
Les étudiantes et étudiants apprendront à gérer divers projets tant en milieu rural qu’urbain. «Ça peut être, par exemple, la restauration des berges d’un cours d’eau, la purification des eaux usées ou l’aménagement de ruelles-bleues-vertes», illustre Étienne Boucher.
Le DESS a reçu l’appui de plusieurs organisations majeures, dont Hydro-Québec, le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et le Regroupement des géographes du Québec.
Pénurie de personnel
Les perspectives d’emploi pour les chargés de projets en environnement, les agents de développement durable, les analystes de l’impact environnemental et les gestionnaires de territoires sont excellentes. «On observe une pénurie de personnel qualifié dans toutes les municipalités, organisations gouvernementales et firmes de génie-conseil, affirme Étienne Boucher. Les personnes qui ont une spécialisation dans ce domaine de la géographie sont très recherchées.»
Le programme de 30 crédits compte sept cours obligatoires qui développeront les compétences en géomatique, en évaluation environnementale, en restauration des écosystèmes, en biodiversité et en résilience climatique. Un cours optionnel portera sur le patrimoine naturel, les territoires et environnements nourriciers ou sur un thème d’actualité en résilience, risques et catastrophes. En fin de programme, les étudiantes et étudiants réaliseront un stage rémunéré ou une activité de synthèse en milieu professionnel.
Le programme est axé sur l’enseignement expérientiel, avec plusieurs sorties sur le terrain. «Nos partenaires dans les municipalités, les gouvernements et les entreprises nous proposeront des problèmes concrets que les étudiantes et étudiants devront résoudre», mentionne Étienne Boucher.
L’un des cours du programme prévoit un voyage d’études à l’international pour s’inspirer des meilleures pratiques. «Nous avons obtenu du financement pour amortir les coûts du voyage», annonce le professeur.
Le programme est offert à temps complet ou à temps partiel, avec une offre de cours intensive et le soir pour favoriser la conciliation travail-études.
Il est possible de faire une demande d’admission pour l’automne 2026 avant le 1er mai.
Séance d’information
Étienne Boucher animera une séance d’information sur le nouveau programme, le mardi 17 mars, à 18 h 30. On peut s’inscrire à la séance dès maintenant.