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Un regard inédit sur le Japon

L’exposition présentée au Centre de design explore la résilience des infrastructures et de l’architecture japonaise face aux catastrophes naturelles et aux aléas climatiques.

27 novembre 2025 à 7 h 44

Mis à jour le 2 décembre 2025 à 9 h 52

Le Centre de design présente l’exposition Environnement bâti: un guide alternatif du Japon, qui propose un regard inédit sur le Japon à travers des bâtiments, des projets d’ingénierie civile et des aménagements paysagers innovants. Organisée par la Fondation du Japon et présentée en collaboration avec le Consulat général du Japon à Montréal, cette exposition itinérante explore la résilience des infrastructures et de l’architecture japonaise face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques.

Les commissaires de l’exposition sont Shunsuke Kurakata, professeur associé à l’Université de la Ville d’Osaka, Satoshi Hachima, professeur à l’Institut de Technologie de Chiba, et Kenjiro Hosaka, conservateur au Musée national d’art moderne de Tokyo.

À l’aide de la photographie, de textes et de vidéos, l’exposition permet de découvrir 80 projets provenant des 47 préfectures du Japon, de la fin du 19siècle à nos jours.

«Cette exposition et les projets qu’elle présente nous offrent de nombreux exemples intéressants qui pourraient nous inspirer, ici au Québec, à repenser notre propre environnement bâti et sa résilience face aux changements climatiques et aux catastrophes naturelles, souligne le professeur Patrick Evans, directeur du Centre de design. Nous avons beaucoup à apprendre de l’architecture et des constructions japonaises qui, depuis des milliers d’années, ont évolué de manière réfléchie pour s’adapter et résister aux forces environnementales extrêmes. L’exposition est d’ailleurs présentée en première mondiale en langue française ici même, au Centre de design de l’UQAM. Cela fait partie de notre mandat: accueillir des expositions internationales pour favoriser les échanges culturels.»

Certains des projets présentés sont les réalisations d’architectes et designers reconnus mondialement comme Shigeru Ban (lauréat du Prix Pritzker 2014), Kengo Kuma (connu pour son approche jumelant tradition japonaise et matériaux naturels), Yoshio Taniguchi (qui a travaillé sur le projet du MoMA à New York), Isamu Noguchi (designer et sculpteur renommé pour ses œuvres mêlant art et design) et Arata Isozaki (lauréat du Prix Pritzker 2019).

Une scénographie rappelant l’archipel

Les 80 projets sont présentés sur des formes rappelant l’origami: pliées, angulaires, parfois proches de volumes cubiques, ces structures en contreplaqué sont délicatement déposées sur le sol de la salle d’exposition principale. Leur agencement évoque une carte stylisée de l’archipel japonais et de ses quatre îles principales: Hokkaido, Honshu, Shikoku et Kyushu. Une série de projections vidéo vient enrichir cette expérience immersive.

L’exposition se poursuit jusqu’au 25 janvier prochain.

Table ronde avec le Pôle sur la ville résiliente de l’UQAM

Une table ronde sur la résilience de l’environnement bâti, au Québec comme au Japon, est organisée le 21 janvier à 14 h, au Centre de design, en collaboration avec le Pôle sur la ville résiliente de l’UQAM.

«Un des thèmes principaux de l’exposition est que les bâtiments et les environnements bâtis peuvent être pensés pour mieux résister aux aléas naturels et aux effets des changements climatiques, note Patrick Evans. En ce sens, l’exposition fait écho aux travaux du nouveau Pôle de la ville résiliente de l’UQAM, qui réunit une quarantaine de chercheurs, dont plusieurs professeurs de l’École de design.»

Exposition de projets étudiants

Le hall du Centre de design de l’UQAM accueillera, à compter du 25 novembre, une exposition inédite consacrée au mouvement métaboliste, un courant phare de l’architecture japonaise des années 1960 et 1970. Cette exposition présente une vingtaine de maquettes en bois illustrant des bâtiments et des pièces emblématiques du Japon d’après-guerre. Ce projet a été mené sous la supervision du professeur Patrick Evans, dans le cadre de l’atelier offert aux personnes étudiantes au baccalauréat en design de l’environnement.

Photo: Nathalie St-Pierre

Né dans le Japon d’après-guerre, au début des années 1960, le métabolisme est un mouvement de design et d’architecture qui conçoit l’environnement bâti comme un organisme vivant, en interaction constante avec son milieu naturel et technologique. Soixante ans après son émergence, son influence demeure majeure – tant sur les designers et architectes japonais que non japonais –, inspirant de nouvelles approches de la croissance organique, des formes collectives et de la haute densité, tout en ouvrant la voie à une réflexion écologique et intégrée sur le bâti.

Les personnes étudiantes et leur professeur tiendront un séminaire sur le métabolisme ouvert au public chaque mardi à 13 h 30 dans l’espace du Centre de design jusqu’à la fin décembre.