À l’occasion de son 40e anniversaire, le Département de danse organise une table ronde, «Danser à l’école: 40 ans de plaisir partagé». Animée par la directrice du Département de danse, Caroline Raymond, la table ronde vise à célébrer la danse à l’école comme pratique artistique, éducative et citoyenne, et à mettre en lumière les trajectoires de personnes engagées dans l’enseignement de la danse. Elle sera suivie du lancement de la deuxième édition du jeu pédagogique 26 cartes à danser de la compagnie de danse jeune public Bouge de là. L’événement se déroulera au pavillon de Danse, le 20 novembre prochain, de 17 h 30 à 20 h 30.
La table ronde réunira Hélène Langevin (B.A. danse, 1988), directrice artistique de Bouge de là, Liane Thériault, interprète en danse, Céleste Tougas, enseignante au préscolaire retraitée, Hélène Duval, professeure associée au Département de danse et membre du CA de Bouge de là, Adèle Morissette (B.A. danse, 2021), enseignante de danse au secondaire et présidente de l’Association québécoise des enseignantes et enseignants de danse à l’école (AQEDÉ), et Camille Mongrain, finissante du baccalauréat en danse, concentration enseignement.
Quarante ans de danse
«Entre 1979 et 1985, des figures pionnières, telles que Françoise Riopelle et Michèle Febvre, ont mis en place à l’UQAM, au sein du Regroupement de Théâtre et de Danse, le seul programme de baccalauréat en danse au Québec, rappelle Caroline Raymond. Dès 1985, avec l’appui de Claude Corbo, à l’époque vice-recteur à l’enseignement et à la recherche, la professeure émérite Martine Époque (1942-2018) fonde, à son tour, le Département de danse. Elle est entourée d’autres figures marquantes, dont feu Iro Valaskakis-Tembeck, Sylvie Pinard, Monik Bruneau, feu Jean-Pierre Perreault, Madeleine Lord, Sylvie Fortin, Paul-André Fortier et Daniel Léveillé, constituant alors le premier corps professoral exclusivement issu du champ de la danse.»
Ces personnes ont contribué à consolider les pierres de l’édifice de la danse à l’UQAM, formant un grand nombre de chorégraphes et d’interprètes professionnels qui rayonnent ici et ailleurs (Danièle Desnoyers, Hélène Langevin, Hélène Blackburn, Frédérick Gravel, Catherine Gaudet, etc.) ainsi que d’enseignantes et enseignants de la danse qui dynamisent le milieu scolaire québécois.
Aujourd’hui, la devise départementale Corps dansant, corps pensant, insufflée par la professeure Manon Levac, continue d’inspirer la formation que l’on dispense dans les programmes d’étude de premier et deuxième cycles.
Apprendre la danse par le jeu
Créé en 2018 par Hélène Langevin, avec la collaboration de Caroline Raymond pour la rédaction, le jeu 26 cartes à danser est destiné principalement aux élèves du préscolaire et du premier cycle du primaire, mais on peut aussi l’utiliser dans les CPE, en milieu communautaire et en famille.
Ludique et créatif, 26 cartes à danser permet de s’amuser avec la danse. On peut piger les cartes au hasard et demander aux enfants de reproduire la lettre-corps de chacune d’entre elles et suivre chaque activité de danse qu’elles proposent dans l’ordre – ou pas – d’un abécédaire, ou inviter les enfants à danser librement sur une trame sonore. Au fil des activités, l’imaginaire des enfants se développe, de même que leur créativité, leur aisance et leur confiance en soi.
Dans cette deuxième édition du jeu, chaque activité a fait l’objet d’une capsule vidéo mettant en scène Hélène Langevin avec un groupe d’enfants. Ce complément numérique donne une idée de la dynamique de chacune des activités et de la façon dont elles s’articulent dans l’action. Hélène Langevin incite les enfants à bouger toutes les parties de leur corps et les encourage à inventer leurs propres mouvements.
Une pièce musicale est associée à la plupart des activités. On peut la télécharger et l’utiliser en simultané avec l’activité concernée. Il est aussi possible d’établir sa propre trame sonore à partir de ses goûts personnels et de ceux des enfants.
Ayant rencontré un grand succès dans le milieu scolaire québécois depuis sa création, 26 cartes à danser a aussi été exporté en France et au Brésil.