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Soirée de retrouvailles à Québec

Des membres de la communauté diplômée et des partenaires ont assisté à un panel consacré à la revitalisation des quartiers centraux.

26 février 2026 à 15 h 00

Mis à jour le 3 mars 2026 à 16 h 28

Une centaine de personnes ont pris part à une soirée de retrouvailles organisée par les Services à la communauté diplômée pour ses membres établis à Québec et ses partenaires. L’événement tenu le 25 février dernier à la Maison pour la danse, au cœur du quartier Saint-Roch, était centré autour d’un panel consacré à la revitalisation des quartiers centraux. Il s’agissait de la première activité de ce type dans la région depuis 2005.

La soirée s’est déroulée en présence de Chantal Rouleau, ministre responsable de la Solidarité sociale et de l’Action communautaire et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, ainsi que d’Etienne Grandmont (B.Sc. géologie), député de Taschereau.

Sous le thème Regards croisés sur la revitalisation du Quartier latin à Montréal et du quartier Saint-Roch à Québec, la rencontre a rassemblé des acteurs clés du milieu universitaire, municipal, culturel et des affaires afin d’explorer les parallèles entre ces deux pôles urbains et de partager des pratiques inspirantes.


Une université engagée dans ses quartiers

Dans son allocution d’ouverture, le recteur Stéphane Pallage a rappelé que l’UQAM se positionne comme une université urbaine profondément engagée dans les milieux où elle est implantée. Il a souligné que la relance du Quartier latin s’inscrit dans une démarche structurée, portée par l’Université et ses partenaires, et ancrée dans son plan stratégique.

Priscilla Ananian, vice-rectrice associée à la Relance du Quartier latin, a ensuite présenté une cartographie comparative des deux quartiers, mettant en lumière leurs similitudes. Superficie comparable, forte concentration d’institutions, présence marquée d’organismes communautaires, mixité sociale et fonctions multiples caractérisent autant le Quartier latin que Saint-Roch.

La vice-rectrice associée a insisté sur le fait que la relance ne se résume pas à des interventions physiques. «Il ne s’agit pas seulement de briques et de béton, mais d’abord des personnes», a-t-elle rappelé, évoquant une approche de politique urbaine centrée sur la cohabitation, la mobilisation et l’apprentissage collectif. Dans un contexte marqué par les effets de la pandémie et du télétravail sur la vitalité des centres-villes, elle a mis de l’avant l’importance d’une démarche intersectorielle, sans frontières institutionnelles, fondée sur la collaboration.


Un enjeu collectif

Animé par Mélissa Veilleux, directrice des Services à la communauté diplômée, le panel a exploré la dimension collective de la revitalisation.

Pour Elainie Lepage, conseillère municipale de Saint-Roch–Saint-Sauveur, un quartier est un écosystème vivant composé de bâtiments, de commerces et surtout de personnes. Elle a rappelé l’importance de la mixité sociale, notamment par l’intégration de logements sociaux dans les futurs projets d’habitation, ainsi que le rôle des citoyennes et citoyens dans l’occupation et l’appropriation du territoire.

Catherine Pelletier, finissante au baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie et directrice générale de la SDC du Quartier Saint-Roch, a souligné que la revitalisation repose sur une responsabilité partagée. Selon elle, les sociétés de développement commercial agissent pour favoriser le dialogue, la coordination et la co-création de solutions durables au bénéfice du bien commun.

Alexandre Cloutier, président de l’Université du Québec, a pour sa part rappelé le rôle structurant des établissements universitaires dans la vitalité des centres-villes. Il a évoqué l’importance d’une vision à long terme, de la croissance des effectifs étudiants et de projets ambitieux, notamment en matière de résidences étudiantes et de logements, afin de renforcer le dynamisme et le sentiment d’appartenance aux quartiers.


Le quartier apprenant

Du côté du Quartier latin, Marie Grégoire, présidente-directrice générale de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), a mis de l’avant l’idée du quartier apprenant. Un quartier capable d’évoluer, de s’adapter et de mobiliser ses partenaires au-delà des cycles économiques.

Elle a insisté sur la pérennité des actions, sur la programmation culturelle hors les murs et sur l’importance d’impliquer davantage les citoyennes et citoyens afin de consolider le sentiment d’appartenance et l’appropriation des lieux.

Julien Vaillancourt Laliberté (B.A. communication), directeur général de la SDC du Quartier latin, a quant à lui insisté sur l’importance d’impliquer activement les commerçants déjà établis dans les projets de croissance du quartier. Selon lui, la revitalisation ne peut se faire sans celles et ceux qui contribuent au quotidien à son dynamisme économique et culturel. Il a souligné la nécessité de développer la notoriété et l’attrait du Quartier latin, tout en veillant à assurer la pérennité de cette attractivité, afin d’en faire un milieu vivant et durablement animé.


Un effet miroir porteur

Les échanges ont mis en évidence un véritable effet miroir entre les deux quartiers. Même besoin de collaboration entre université, municipalité, organismes communautaires et acteurs économiques. Même volonté de conjuguer vitalité culturelle, sécurité, mixité sociale et dynamisme commercial.

En réunissant à Québec des personnes issues de milieux complémentaires, l’UQAM a créé un espace de dialogue permettant de mettre en commun des pratiques transférables et d’enrichir la réflexion collective sur l’avenir des centres-villes.

La soirée s’est conclue par un cocktail de réseautage, prolongeant les discussions dans un esprit de collaboration.