Une refonte majeure du baccalauréat en musique, la première en près de 20 ans, prendra effet à compter de l’automne 2026. La majeure en musique sera également modifiée. «L’utilisation des technologies dans la création musicale a connu une forte croissance au cours des dernières années, souligne Audrey-Kristel Barbeau, directrice des programmes de premier cycle en musique. La refonte répond à ce nouveau phénomène.»
Plusieurs nouveaux cours de création musicale ont été créés dans la concentration en interprétation, qui remplace l’ancien profil Pratique artistique. Ces cours exploreront, entre autres, des techniques utilisées en studio, comme la superposition sonore, l’échantillonnage et l’utilisation d’instruments virtuels.
Trois cheminements
La concentration en interprétation forme des musiciennes et musiciens capables d’exercer leur rôle de façon créative pour répondre aux besoins diversifiés de la scène musicale actuelle. Comprenant des cours d’instrument individuel, de musique d’ensemble, de formation auditive, d’analyse et d’étude de la musique, ce profil permet d’acquérir de fortes compétences en musique classique ou en populaire. On y développe aussi son esprit entrepreneurial grâce au projet de fin d’études. «Un volet pratique a été intégré à tous les cours théoriques», note Audrey-Kristel Barbeau.
La concentration en enseignement, échelonnée sur quatre ans, mène au brevet pour enseigner la musique dans les écoles primaires et secondaires. «La nouvelle mouture de la concentration met l’accent sur le jeu instrumental, avec quatre cours d’initiation aux bois, aux cuivres, aux percussions et à la guitare, précise la professeure. Les cours de didactique couvrent tous les âges, du préscolaire à la fin du secondaire. Nous avons aussi ajouté un deuxième cours de direction qui met l’accent sur les ensembles vocaux et instrumentaux en milieu scolaire.»
Un cheminement général a aussi été créé. Cette voie hybride permet de développer ses compétences musicales, tout en enrichissant ses connaissances dans plusieurs domaines de la musique, dont la création musicale, l’étude de la musique et l’enseignement. «Ce cheminement propose une grande flexibilité dans les cours optionnels», observe Audrey-Kristel Barbeau.
Une formation commune en analyse musicale, en formation auditive, en composition, en musicologie et en pratique individuelle et collective est offerte dans le cadre des trois cheminements et de la majeure. Il est possible de suivre un parcours instrumental régulier ou enrichi.
Un département dynamique
L’UQAM est la seule université à proposer des profils en musique classique et en musique populaire. «Le corps professoral, qui s’est grandement renouvelé au cours des dernières années, est très proche des milieux artistique et éducatif», souligne la professeure.
Plusieurs personnes diplômées du bac en musique connaissent de belles carrières sur la scène québécoise. D’autres se dirigent vers la gestion d’organismes culturels, la réalisation de comédies musicales ou l’enseignement.
Les trois concentrations et la majeure proposent un cheminement à temps complet ou à temps partiel. Une double formation en interprétation et en enseignement, échelonnée sur cinq ans plutôt que sept, est aussi offerte.
Il est possible de faire une demande d’admission au bac ou à la majeure avant le 1er mars.