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Prix Mosaïque 2026

Sept personnes diplômées sont honorées par l’UQAM pour leur parcours exemplaire et leurs réalisations exceptionnelles.

1 mai 2026 à 13 h 19

Monika Ille (B.A. psychosociologie de la communication), France Labelle (B.A. enseignement en histoire), Christian Mérat (B.Sc.A. informatique et génie logiciel), Ariane Moffatt (B.Mus. pratiques artistiques), Audrey Murray (LL.B.), Eve Paré (B.Sc.et M.Sc. économique) et Patrizia Vinci (Microprogramme de 2e cycle en éducation et formation des adultes) ont reçu le prix Mosaïque lors d’une soirée en leur honneur, le 30 avril dernier, à l’agora du Cœur des sciences.

Parrainé par les Services à la communauté diplômée, le prix Mosaïque rend hommage aux parcours uniques de personnalités hors du commun, dont les réalisations contribuent au bien commun et à l’avancement de la société. Les lauréates et lauréats font partie de cette mosaïque de talents issus de l’UQAM, qui a diplômé plus de 320 000 personnes en 57 ans d’histoire.

Les lauréates et lauréats 2026 du prix Mosaïque ont été sélectionnés par le Conseil des personnes diplômées de l’UQAM. L’animation de la soirée était assurée par la journaliste et animatrice Monic Néron. La chancelière de l’UQAM, Pauline Marois, a prononcé une allocution au début de la cérémonie, tout comme le recteur, Stéphane Pallage, et la directrice des Services à la communauté diplômée, Mélissa Veilleux.

Cette cérémonie était organisée autour de panels durant lesquels les lauréates et le lauréat ont témoigné de leurs parcours respectifs. Lors d’un moment qui se voulait une surprise, trois étudiantes et étudiants ont interprété une chanson en hommage à Ariane Moffatt, lauréate pour la Faculté des arts. À la fin de la prestation, l’artiste est montée sur scène à l’improviste pour accompagner le trio et conclure la chanson.

Rappelons que le trophée original remis aux personnes lauréates a été créé par Isabelle Raymond, diplômée du baccalauréat et du DESS en design de l’environnement.

Monika Ille (Faculté de communication)

Membre de la Première Nation des Abénakis d’Odanak, Monika Ille est cheffe de la direction de l’Aboriginal Peoples Television Network (APTN), premier télédiffuseur autochtone national au monde. Elle contribue depuis plus de deux décennies à faire connaître les réalités et les voix autochtones dans l’espace médiatique canadien. Avant son arrivée à la tête d’APTN, elle a travaillé à Radio-Canada et à l’Office national du film du Canada, où elle a participé à la mise sur pied de formations destinées aux cinéastes autochtones. Monika Ille agit à titre d’arbitre au Conseil canadien des normes de la radiodiffusion et s’implique dans plusieurs instances du secteur médiatique. Par son engagement et sa vision, elle contribue à transformer durablement le paysage médiatique canadien. Elle œuvre ainsi à placer les récits autochtones au cœur des conversations culturelles et publiques. Ses nombreuses distinctions, au Canada comme à l’international, témoignent de l’impact de son travail sur l’industrie et sur la reconnaissance des récits autochtones.

France Labelle (Faculté des sciences humaines)

Cofondatrice du Refuge des jeunes de Montréal en 1989 et directrice générale depuis 1992, France Labelle a contribué à bâtir un organisme devenu une référence dans le milieu. Depuis près de 40 ans, elle consacre son travail à l’accompagnement de jeunes en situation d’itinérance et à la défense de leurs réalités dans l’espace public, un engagement reconnu notamment par l’Ordre du Canada et l’Ordre de Montréal. Tout au long de sa carrière, elle a milité pour donner de la visibilité et sensibiliser le grand public aux enjeux rencontrés par les jeunes en difficulté. France Labelle incarne un leadership profondément humain porté par une conviction constante que, derrière chaque parcours marqué par l’expérience de la rue, il existe une possibilité de reconstruction.

Christian Mérat (Faculté des sciences)

Entrepreneur et dirigeant, Christian Mérat s’est illustré dans l’écosystème technologique québécois par le développement de solutions logicielles et d’intelligence d’affaires, principalement destinées aux organisations souhaitant optimiser leurs opérations et leur performance. Son parcours se distingue par une approche orientée vers l’action et la création de valeur, tant sur le plan technologique que commercial. En développant des produits spécialisés et en accompagnant des entreprises dans leur transformation numérique, il contribue activement à leur croissance et à leur compétitivité dans leur milieu. À travers la Fondation Mérat, qu’il a créée, il s’engage auprès d’organismes de la Rive-Sud de Montréal œuvrant auprès de personnes en situation de vulnérabilité.

Ariane Moffatt (Faculté des arts)

Autrice, compositrice, interprète et actrice, Ariane Moffatt s’impose depuis plus de 20 ans comme une figure incontournable de la scène culturelle québécoise. Artiste authentique aux multiples facettes, son travail de création et ses prises de parole sur l’identité, la famille et la diversité ont contribué à faire évoluer les représentations et à ouvrir des espaces de dialogue. Ariane Moffatt collabore à des productions télévisuelles et scéniques, participe à des projets collectifs et s’implique activement auprès de la relève, en particulier par l’enseignement de l’écriture de chansons. Lauréate de trois prix Félix et d’un prix Juno, son rayonnement dépasse les frontières du Québec, la positionnant comme une des artistes les plus influentes et respectées de sa génération.

Audrey Murray (Faculté de science politique et de droit)

Présidente-directrice générale de la Commission de la construction du Québec (CCQ), Audrey Murray dirige une institution clé de l’économie québécoise, au cœur d’une industrie qui emploie plus de 200 000 travailleuses et travailleurs. Par son engagement en faveur de l’attraction et de la rétention de la main-d’œuvre ainsi que du renforcement de l’inclusion dans le secteur de la construction, alors que la présence des femmes, bien qu’en progression, y demeure limitée, elle s’affirme comme une figure marquante d’une industrie stratégique pour le Québec. Elle s’implique également depuis de nombreuses années dans les milieux culturel et touristique. Son parcours dans la haute fonction publique, où elle a notamment été sous-ministre au ministère du Tourisme et présidente de la Commission des partenaires du marché du travail de 2018 à 2022, témoigne d’une solide expérience au service de l’État. Elle siège à plusieurs conseils d’administration, dont celui de Tourisme Montréal, et préside celui du Théâtre Duceppe.

Eve Paré (École des sciences de la gestion)

Directrice générale de l’Adisq, Eve Paré représente les entreprises de l’industrie musicale québécoise. Sa formation d’économiste en poche, elle a démarré sa carrière dans le milieu associatif où elle a développé une expertise en affaires publiques, en représentation et en gestion de crise. La défense des intérêts d’organisations et de groupes qu’elle représente, la concertation et la recherche de solutions durables ont guidé sa vie professionnelle. Le leadership d’Eve Paré se distingue par sa capacité à faire converger des intérêts variés et à faire reconnaître la musique comme un levier économique et culturel essentiel. Ayant une compréhension fine des enjeux économiques et humains, elle met l’accent sur le dialogue entre industrie, institutions et société.

Patrizia Vinci (Faculté des sciences de l’éducation)

Patrizia Vinci est engagée dans le milieu communautaire montréalais, où elle œuvre depuis plus de 20 ans auprès de personnes issues de parcours migratoires variés et confrontées à des réalités complexes. Au Centre de formation populaire, elle agit dans des contextes interculturels en misant sur l’éducation populaire, l’écoute et l’action collective. Au fil des années, Patrizia Vinci a contribué à faire avancer des dossiers liés à l’égalité, aux violences systémiques et à la justice sociale dans le but de faire reconnaître les expériences vécues par des personnes souvent peu entendues. Elle contribue à renforcer la solidarité et à faire évoluer les pratiques vers des approches plus inclusives, en plaçant l’humain, l’écoute et l’action collective au cœur de ses interventions.