Manger des œufs au déjeuner accélère la récupération musculaire, améliore la performance des coureurs amateurs et réduit les inconforts qui suivent un entraînement intense. Voilà la conclusion d’une étude réalisée par les professeurs Alain Steve Comtois et David H. St-Pierre, du Département des sciences de l’activité physique, et Francesco Vallières (M.Sc. sciences de l’activité physique), qui a réalisé son mémoire de maîtrise sur le sujet.
Les chercheurs ont recruté 29 coureurs amateurs parcourant plus de 20 km par semaine, et ce, pendant six semaines. Quatorze participants ont ajouté des œufs à leur déjeuner – trois œufs pour les femmes et 4 œufs pour les hommes –, tandis que les 15 participants du groupe contrôle devaient s’en abstenir. À la fin du protocole, tous ont été soumis à des tests mesurant leur performance physique, leur composition corporelle et l’évolution de leurs courbatures.
Menée en collaboration avec le Centre sportif de l’UQAM et la Fédération des producteurs d’œufs du Québec, cette étude est la première à se pencher sur les effets d’une consommation quotidienne d’œufs en lien avec la performance et la récupération.
Des courbatures réduites et des performances améliorées
Les participants ayant consommé des œufs ont ressenti une diminution significative de leurs courbatures, particulièrement au troisième jour suivant un entraînement intense. «Les courbatures sont l’une des principales raisons qui découragent les gens de maintenir une pratique sportive régulière», souligne Alain Steve Comtois. Cet effet pourrait donc favoriser une pratique sportive plus régulière et plus agréable.
Les chercheurs ont également observé une amélioration de la performance. La vitesse aérobie maximale (VAM), un indicateur clé de l’endurance, a augmenté de 0,46 km/h chez les participants du groupe «œufs», contre 0,26 km/h dans le groupe contrôle. «Cette progression offre aux coureurs la possibilité d’aller plus loin, plus vite et plus longtemps», mentionne Alain Steve Comtois.
L’étude met aussi en lumière un enjeu nutritionnel plus large: en Amérique du Nord, le déjeuner est généralement le repas le plus pauvre en protéines. Celles-ci sont essentielles à la réparation des fibres musculaires endommagées à l’effort. Les œufs, grâce à leur profil complet en acides aminés essentiels, représentent une source de protéines de qualité.
Un partenariat qui dépasse la recherche
Cette étude s’inscrit dans un partenariat pancampus entre le Bureau des activités sportives de l’UQAM et la Fédération des producteurs d’œufs du Québec. Au-delà de la recherche, ce partenariat a permis la création de plus de 50 bourses pour les étudiantes et étudiants athlètes, deux stages rémunérés ainsi que le soutien financier et alimentaire du Bac alimentaire, qui a distribué plus de 30 000 paniers de denrées depuis 2020.
Depuis 2022, le Mois des œufs de l’UQAM met également en valeur l’importance d’une alimentation équilibrée, en offrant notamment des repas abordables à base d’œufs aux étudiants et au personnel de l’université. «Ce partenariat pancampus se distingue par une approche transversale qui multiplie les retombées sur les missions universitaires, en soutenant la recherche et la création et en bonifiant l’expérience des personnes étudiantes», souligne Igor Naev, directeur des partenariats au Bureau des activités sportives.