La maîtrise en gestion durable des écosystèmes forestiers fera peau neuve à compter de l’automne 2026. Le programme à caractère professionnel proposera dorénavant des spécialisations dans quatre domaines: la foresterie urbaine, la conservation, le management forestier et les enjeux liés aux questions autochtones. «Ces spécialisations liées aux forces du corps enseignant ouvrent plus de portes sur le marché du travail», affirme le professeur du Département des sciences biologiques Timothy Work, directeur du programme.
Créée en 2012 en partenariat avec l’Université du Québec en Outaouais (UQO) et l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), la maîtrise forme des professionnelles et professionnels qualifiés dans la gestion durable des forêts. Elle développe des compétences interdisciplinaires qui permettront de piloter des projets de développement forestier en cohérence avec l’aménagement écosystémique et la conservation, de développer les stratégies d’aménagement des forêts urbaines et de mener des consultations publiques.
Bénéficiant d’excellentes perspectives professionnelles, les personnes diplômées œuvrent principalement au sein des gouvernements provincial, fédéral et municipal, des conférences régionales des élus, des firmes de consultants et des entreprises ou coopératives forestières. Elles occupent, entre autres, des postes d’aménagistes de territoire, de gestionnaires de table de concertation, d’écologistes à la planification de la conservation ou d’analystes en gouvernance de territoire. «L’un de nos diplômés a développé une application d’intelligence artificielle qui cartographie l’ensemble des arbres d’une ville, alors que d’autres travaillent pour le développement des espaces verts dans des municipalités», illustre le professeur.
Des cours axés sur la réalité du terrain
Le programme compte 18 cours, tous obligatoires, dont la durée varie d’une à neuf semaines selon l’importance du thème. Les premiers cours, qui abordent notamment la gestion des forêts au Québec, les fondements économiques et les rapports entre les humains et la forêt, visent à acquérir les connaissances de base. «Dans ces cours, nous simulons des situations réelles, souligne Timothy Work. Le groupe est confronté à un problème, et nous devons faire des analyses et des recherches pour trouver des solutions à ce problème.»
La deuxième moitié des cours, qui portent sur la planification en gestion écosystémique, la gestion de groupe et l’harmonisation des enjeux avec le public, développent les compétences requises sur le marché du travail. «Nous produirons, par exemple, un plan de conservation pour une espèce menacée, un plan de développement durable pour une communauté en croissance ou un plan de sécurité pour une ville menacée par le feu», mentionne le professeur.
Les cours se donnent à distance, en classe ou sur le terrain dans plusieurs régions du Québec. Des rencontres sont prévues avec les acteurs qui vivent les problématiques du monde forestier ainsi qu’avec le milieu de la recherche, notamment au Centre d’étude de la forêt, dirigé par le professeur du Département des sciences biologiques Daniel Kneeshaw, qui réunit l’expertise scientifique de 87 chercheuses et chercheurs provenant de 12 universités québécoises ainsi que de 75 chercheuses et chercheurs provenant du milieu gouvernemental ou universitaire hors Québec.
Le programme se termine par deux stages en milieu professionnel. «Il est commun que les étudiantes et étudiants soient embauchés dès la fin de leur stage», note Timothy Work.
Le programme est offert à temps complet et est contingenté à 18 étudiantes ou étudiants par année. Il est possible de faire une demande d’admission à la maîtrise avant le 1er mai pour l’automne 2026.