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Nouveau DESS en design d’expériences interactives

Le programme unique au Québec vient combler un grand besoin dans les milieux de pratique.

Par Jean-François Ducharme

4 février 2026 à 15 h 02

À compter de l’automne 2026, l’École de design offrira un nouveau DESS en design d’expériences interactives. Unique au Québec, le programme formera des designers capables de collaborer de manière créative et multidisciplinaire à des projets interactifs, tout en s’adaptant de façon responsable à l’évolution des technologies et aux changements sociétaux. «Le DESS vient combler un grand besoin dans les milieux de pratique, affirme la professeure de l’École de design Catherine D’Amours. L’industrie créative montréalaise et québécoise recherche des designers qui peuvent rassembler des intervenantes et intervenants de divers milieux, développer un vocabulaire commun et réaliser des projets numériques complexes et variés.»

Le design d’expériences interactives est défini comme un domaine de conception, de recherche et de création qui inclut à la fois le design d’interaction et la conception de nouvelles interfaces, comme les interfaces graphiques, vocales ou gestuelles, les objets intelligents, les objets personnels connectés et les environnements immersifs. «On abordera à la fois les expériences actuelles et prospectives, soit celles qui vont se déployer dans trois, quatre voire même dix ans», mentionne la professeure, qui a elle-même réalisé des œuvres présentées au IDFA Festival à Amsterdam, au Centre Phi à Montréal et à Tokyo, au Japon, avant d’être embauchée à l’École de design.

Pionnière dans le domaine, l’UQAM développe de nombreuses collaborations avec le milieu, notamment avec la Société des arts technologiques, le Quartier des spectacles et la Place des Arts. En mai dernier, l’Université a obtenu une subvention de 100 000 dollars du gouvernement du Québec pour soutenir la réalisation de son projet d’étude en créativité numérique.

Un domaine en effervescence

Le DESS s’adresse principalement à des personnes diplômées en design graphique ou en design de l’environnement. «Il est aussi ouvert à des personnes provenant d’autres champs de pratique, par exemple le théâtre, l’informatique ou les médias interactifs, qui pourront y accéder après avoir complété une propédeutique en design», souligne Catherine D’Amours.

Le programme de 30 crédits compte quatre cours théoriques sur les théories et critiques du design, les pratiques collaboratives, les pratiques éthiques et les technologies émergentes.

Trois ateliers pratiques, dans lesquels les étudiantes et étudiants concevront des systèmes interactifs dynamiques en intégrant des interfaces multimodales et évolutives, forment le cœur du programme. «Ces ateliers seront à contenu variable, parce que le champ du design d’expériences interactives change très rapidement, précise la professeure. L’an prochain, les ateliers porteront sur les interfaces au-delà de l’écran, la conception spéculative ainsi que l’immersion et la narrativité.»

Un projet de recherche-création de fin d’études et un cours optionnel complètent la formation.

Des perspectives variées

Les personnes diplômées pourront travailler dans différentes organisations offrant des services en ligne, des produits numériques ou des expériences interactives. On pense, entre autres, aux studios de divertissement, aux agences de design ou de publicité, aux organisations publiques ou aux institutions culturelles. «Les perspectives d’emploi sont excellentes dans plusieurs milieux», affirme Catherine D’Amours.

Le programme est contingenté à 18 personnes étudiantes et est offert à temps complet sur trois trimestres consécutifs.

Il est possible de faire une demande d’admission pour l’automne 2026 avant le 1er avril.