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Marcos Ancelovici en résidence à l’Université du Chili

Le professeur de sociologie obtient une bourse de mobilité d’Affaires mondiales Canada.

10 mars 2026 à 12 h 20

Le professeur et directeur du Département de sociologie Marcos Ancelovici a obtenu une bourse du programme de mobilité enseignante pour la création de partenariats d’Affaires mondiales Canada. Ce programme offre aux professeurs canadiens la possibilité de mener des recherches à court terme et d’enseigner en Amérique latine et dans les Caraïbes. «Mon séjour au Chili au courant de l’été 2026 sera d’une durée de deux mois et aura deux composantes, en enseignement et en recherche, qui s’alimenteront l’une l’autre», annonce le lauréat.

Marcos Ancelovici animera un séminaire de cycles supérieurs avec Nicolás Angelcos, professeur au Département de sociologie de l’Université du Chili, et Valentina Abufhele, professeure au Département de travail social au sein de la même université. «Ce séminaire intensif portera sur la sociologie de l’action collective, la politique urbaine et le logement dans une perspective comparée, et se déroulera en espagnol, langue que je parle couramment, étant moi-même né au Chili», précise-t-il.

Parallèlement, Marcos Ancelovici mènera une recherche de terrain auprès d’un groupe de défense du droit au logement nommé Ukamau, actif notamment dans la municipalité d’Estación Central, près du centre de Santiago. «Ce groupe, dont j’ai déjà interviewé le fondateur, se distingue d’autres organisations par la façon dont il a réussi à obtenir l’achat d’un terrain et la construction d’un ensemble de logements sociaux, un complexe appelé Barrio Maestranza, explique-t-il. Je m’intéresse tout particulièrement à la façon dont les personnes habitant ce complexe résidentiel ont été recrutées et comment elles ont été amenées à essayer de résoudre leurs problèmes de logement à travers l’action collective – actions de blocage de rue, occupations, organisation autogérée, etc.» Le chercheur prévoit réaliser une trentaine d’entrevues, dont 20 avec des résidentes et résidents du complexe et 10 avec des personnes qui ont envisagé cette possibilité ou ont été approchées, mais ont décidé de ne pas y participer.

Le complexe résidentiel Barrio Maestranza, à Santiago. Photo: Ukamau.

«Cette recherche de terrain s’insère dans un projet comparatif plus vaste, financé par le Programme Savoir du CRSH, qui étudie les stratégies de résolution de problèmes de logement des individus et des organisations communautaires à Montréal, New York et Santiago», ajoute Marcos Ancelovici.

Le professeur espère également discuter de la possibilité d’établir une entente-cadre et un partenariat entre l’Université du Chili et l’UQAM pour favoriser les échanges et la coopération entre les deux établissements.