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Les défis de la gouvernance des ressources naturelles

Entre exploitation, préservation, transition ou rupture, il existe de multiples modèles de gestion des ressources forestières, hydriques et minières.

Série

Acfas 2026

Par Pierre-Etienne Caza

11 mai 2026 à 15 h 23

Mis à jour le 12 mai 2026 à 15 h 23

Comment repenser la gouvernance des ressources naturelles de manière à répondre à la fois aux défis environnementaux et aux revendications sociales actuelles? C’est l’une des questions à laquelle tenteront de répondre les participantes et participants au colloque Extraire et préserver? Défis contemporains de la gouvernance des ressources naturelles à l’ère des crises sociales et environnementales (13 mai). «Ce colloque propose d’ouvrir un espace de réflexion et de dialogue sur la manière dont de multiples acteurs sociaux gèrent collectivement les ressources naturelles à travers différents contextes géographiques – Amérique du Nord, Europe, Afrique. Il rassemblera à la fois des chercheuses et des chercheurs ainsi que des professionnelles et professionnels œuvrant sur le terrain», souligne la chargée de cours et doctorante en administration Axelle Ferrant.

Le colloque est organisé par les membres du regroupement des Chercheurs en responsabilité sociale et développement durable (CRSDD), dont sa directrice, la professeure du Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale Corinne Gendron, ses collègues Stéphanie Yates (communication sociale et publique) et Alice Friser (UQO) ainsi que les étudiantes et étudiants Axelle Ferrant, Charles Duprez et Martin Steve Ntoh.

«Les modèles traditionnels de gestion des ressources naturelles, qu’ils visent l’exploitation ou la préservation, sont profondément remis en question», observe Corinne Gendron. Tandis que certains courants appellent à une rupture radicale avec ces modèles, d’autres, comme le cadre du développement durable ou de la transition énergétique, cherchent plutôt à concilier extraction et préservation, dans une approche indissociable des enjeux sociaux. «Cette reconfiguration de la gouvernance des ressources naturelles apparaît aujourd’hui incontournable: elle est non seulement nécessaire pour respecter les limites biophysiques d’une planète finie, mais aussi pour répondre aux exigences croissantes de justice sociale et environnementale, notamment à l’égard des populations les plus vulnérables», poursuit la professeure.

Chaque année, des étudiantes et étudiants viennent cogner à la porte du CRSDD pour obtenir une direction de recherche sur des projets touchant les mines, les forêts ou les aires protégées. «Ces sujets les intéressent notamment en raison de l’inévitable tension entre l’exploitation des ressources naturelles et le fait d’habiter les territoires», explique Corinne Gendron.

L’appel à propositions pour le colloque a généré un nombre important de candidatures. «Les conférencières et conférenciers partageront leurs expériences du terrain au Québec, mais aussi en France, au Bénin, en République démocratique du Congo, au Cameroun, en Guinée et aux Philippines», se réjouit Axelle Ferrant.

Les présentations ont été regroupées en quatre segments: Enjeux de l’eau, Acceptabilité sociale du secteur minier, Gouvernance des forêts, et Défis de la conservation. «L’objectif est de faire ressortir les similarités et les points de divergence dans la gouvernance des ressources naturelles au sein de la francophonie», conclut la doctorante.