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Lectures de septembre

Actualités UQAM présente chaque mois une sélection d’ouvrages publiés par des membres de la communauté universitaire.

8 septembre 2026 à 15 h 19

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Misogynie, homophobie et transphobie à l’école

Drapeaux arc-en-ciel vandalisés, insultes sexistes, intimidation envers des membres de la diversité sexuelle, saluts nazis: la montée des gestes et discours intolérants, que l’on observe depuis quelques années dans la société en général, a aussi trouvé écho dans les écoles. Une recherche menée l’hiver dernier par le professeur du Département de science politique Francis Dupuis-Déri et la Fédération autonome de l’enseignement a révélé que plus de 90 % du personnel enseignant considère que la misogynie, l’homophobie et la transphobie sont en hausse dans les écoles du Québec. Les forces conservatrices embrasent aussi le reste du monde occidental, notamment les États-Unis et les pays européens. Face à ces manifestations de mépris, des élèves se mobilisent en faveur de l’inclusion. En arrière-plan, des personnalités politiques, des parents et des polémistes accusent les personnes enseignantes d’encourager leurs élèves à changer de sexe ou associent les toilettes neutres à l’effondrement de la civilisation. L’école, champ de bataille, plus récent ouvrage de Francis Dupuis-Déri, documente ces antagonismes. S’appuyant sur plus d’une centaine de témoignages provenant du personnel enseignant et d’élèves, le chercheur tente d’expliquer cette vague de comportements et propose des pistes pour contrer ses effets. Publié chez Lux éditeur.

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Être heureux avec un animal domestique

Votre animal domestique vous rend-il vraiment plus heureux? Les recherches révèlent des effets contrastés, parfois bénéfiques, parfois contraignants. Stress, responsabilités, coûts… La réalité est plus nuancée que la croyance d’un bonheur assuré. Dans Être heureux avec votre animal. Ce que la science révèle, la professeure du Département de psychologie Catherine Amiot invite à repenser cette relation en déboulonnant certains mythes et en rappelant l’utilité de l’approche scientifique. À l’aide d’exemples tirés de son expérience et à partir des plus récentes études, elle met en lumière les bénéfices ainsi que les défis associés à la vie avec un animal. Divers sujets sont abordés, notamment la décision d’adopter un animal, la présence attentive et le soutien inconditionnel vécus dans les relations humains-animaux domestiques, les relations sociales facilitées par l’animal de compagnie, l’exercice physique avec les chiens et la nécessité d’avoir une société plus inclusive des animaux. Catherine Amiot montre que le bonheur dépend moins d’avoir un animal domestique que du lien précis qui se crée avec celui-ci. La qualité des interactions peut ainsi influencer le bien-être, tant humain qu’animal. L’ouvrage s’adresse à toutes les personnes qui vivent ou non avec un compagnon à poils, à plumes ou à écailles. Paru aux Presses de l’Université du Québec.

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Mémoire, thèse et intelligence artificielle

Rédiger son mémoire ou sa thèse demeure un rite de passage exigeant – même à l’ère des IA. Entre l’angoisse de la page blanche et le plaisir de la découverte, Réaliser son mémoire ou sa thèse à l’ère de l’intelligence artificielle propose une vision d’ensemble des étapes à franchir et des possibles contributions des IA. L’ouvrage rend compte à la fois du travail circulaire, fait d’allers-retours entre les étapes, où les IA sont d’excellentes partenaires d’exploration, et des exigences de rigueur et de cohérence, où elles excellent comme conseillères linguistiques. «Je constate après 35 ans d’enseignement la même anxiété face au mémoire ou à la thèse, écrit le professeur émérite Pierre Mongeau, du Département de communication sociale et publique. Elle a simplement changé de forme. Avant, on se demandait: “Suis-je capable?” Aujourd’hui: “Ma contribution a-t-elle encore de la valeur quand une IA peut produire 50 pages en une heure?” La réponse est oui, plus que jamais – mais à condition de comprendre ce qui fait votre unicité irremplaçable.» Directives, conseils, exemples concrets: son ouvrage présente tout ce qu’il faut pour mener à bien ce projet d’envergure et tirer profit des IA tout en préservant son autonomie intellectuelle. L’objectif ultime des cycles supérieurs, rappelle l’auteur, est de créer du savoir nouveau et non de reformuler ce qui existe déjà comme le font les IA. Publié aux Presses de l’Université du Québec.

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Une approche subversive du développement

Pour répondre aux crises climatiques, géopolitiques, financières, démographiques et sanitaires, plusieurs exigent une remise en cause radicale du modèle de développement dominant, basé sur la productivité, la croissance et l’extractivisme. L’ouvrage collectif Le territoire: pour une approche subversive du développement, sous la direction du professeur du Département de géographie Juan-Luis Klein et de ses collègues Bernard Pecqueur, de l’Université de Grenoble Alpes, et Youssef Sadik, de l’Université Mohammed V de Rabat, propose de donner la priorité aux milieux de vie, à la valeur d’usage et au vivre-ensemble plutôt qu’à la performance marchande. Cette approche territoriale subversive du développement s’articule autour de trois axes majeurs: reterritorialiser le développement en encastrant les dynamiques économiques sectorielles dans les territoires d’appartenance des acteurs et des citoyens; mettre en œuvre des ressources durables dans le respect des milieux naturels; et prendre en considération les valeurs non marchandes autour d’une éthique qui favorise le bien-être collectif. Les professeurs Jean-Marc Fontan et Sid Ahmed Soussi, du Département de géographie, et la professeure Mélanie Doyon, du Département de géographie, collaborent à l’ouvrage. Publié aux Presses universitaires de Rennes.

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Histoire d’une coopérative journalistique

À l’automne 2019, les six journaux de Groupe Capitales Médias – La Tribune (Sherbrooke), La Voix de l’Est (Granby), Le Droit (Gatineau), Le Quotidien (Saguenay), Le Nouvelliste (Trois-Rivières) et Le Soleil (Québec) – se trouvent au bord de la faillite et frôlent la disparition. Leur renaissance au sein de la Coopérative nationale de l’information indépendante (CN2i), appelée aussi «Les Coops de l’info», constitue l’une des transformations les plus captivantes du paysage médiatique québécois. Pourquoi la survie de ces journaux importe-t-elle encore aujourd’hui? Qu’est-ce qu’une structure coopérative change dans le quotidien des journalistes? Le professeur de l’École des médias Jean-Hugues Roy répond à ces questions dans Les Coops de l’information. Petite histoire d’une grande coopérative journalistique. Il y retrace l’aventure de femmes et d’hommes profondément attachés à leurs journaux, souvent depuis l’enfance: camelots devenus reporters, directrices ou chroniqueurs, témoins privilégiés d’une presse intimement liée à la vie et à l’histoire de leurs communautés. L’auteur raconte aussi l’histoire de plus d’un siècle de journalisme régional aujourd’hui bouleversé par les géants du numérique (GAFAM) et l’IA générative. Fondé sur plus de 60 entrevues, des observations de terrain et une vaste documentation, l’ouvrage est destiné aux lectrices et lecteurs intéressés par le journalisme, la vie démocratique, les médias régionaux et l’innovation coopérative. Paru aux Presses de l’Université du Québec.

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Un bilan du deuxième mandat de la CAQ

L’ouvrage collectif Bilan du gouvernement de la CAQ (2022-2026): 150 promesses entre virages et revirements trace un bilan neutre et indépendant du deuxième gouvernement majoritaire caquiste qui permet d’évaluer et de comprendre sa performance et sa perte de popularité auprès de l’électorat. Il offre des analyses basées sur les faits pour documenter les quatre dernières années de la trajectoire politique québécoise et pour les situer par rapport aux gouvernements précédents et futurs. Sous la direction de Félix Mathieu (Ph.D. science politique), professeur à l’UQO, Shannon Dinan, professeure à l’Université Laval, Dominic Duval, professeur au Département de communication sociale et publique de l’UQAM, et Lisa Birch, professeure associée à l’Université Laval, des spécialistes en politique évaluent à la fois le mandat explicite de «livreur de promesses» de la CAQ et son mandat implicite de gérer les affaires publiques en livrant un «bon gouvernement» autant pour les enjeux imprévus que pour ceux sans promesse explicite. «Ce bilan franc et nuancé espère éclairer le jugement des citoyens et nourrir les réflexions collectives sur l’importance relative du mandat explicite et du mandat implicite d’un gouvernement, sur la reddition de comptes en contexte de démocratie représentative et sur l’avenir du système partisan québécois à l’aube des prochaines élections prévues les 5 octobre prochain.» Publié aux Presses de l’Université Laval.