Les étudiantes et étudiants de maîtrise et de doctorat qui souhaitent développer leur réseau d’appartenance et développer leurs compétences sont invités à joindre un groupe de codéveloppement professionnel. Créés à l’automne 2025, ces groupes animés par des pairs ont pour objectif de développer l’identité professionnelle et d’améliorer le sentiment de communauté et d’auto-efficacité. «La littérature a démontré que ces groupes améliorent la réussite, la persévérance, l’autonomie et les compétences nécessaires à la poursuite des études aux cycles supérieurs», affirme Nathalie Lafranchise, professeure au Département de communication sociale et publique.
Les groupes de codéveloppement constituent l’un des volets d’un projet de recherche dirigé par la professeure, qui a obtenu un 2022 une subvention Savoir du CRSH d’une durée de cinq ans. Le projet de recherche, qui vise à modéliser les impacts de la participation à des groupes de pairs structurés, touche l’ensemble des universités québécoises.
À l’UQAM, le projet est mené en collaboration avec les Services à la réussite et à la vie étudiante (SRVÉ) et divers partenaires, dont l’OBNL Thèsez-Vous?. «Les groupes de codéveloppement professionnel offriront un espace privilégié pour partager des savoir-faire, des savoir-être et des stratégies afin de mieux naviguer à travers cette période exigeante, souligne France Landry, psychologue aux SRVÉ. L’initiative a le potentiel de renforcer la motivation, la rétention, la résilience et le bien-être psychologique des étudiantes et étudiants.»
Briser les silos
Les groupes de 5 à 8 personnes se rencontrent aux trois semaines, à raison de deux heures par séance. À chaque séance, une personne différente, qui tiendra le rôle de «personne cliente», partage une situation pour laquelle elle désire avoir du soutien. Les autres personnes l’aideront à réfléchir et à mettre en place un plan d’action concret. «Puisque les situations sont souvent vécues par d’autres personnes du groupe, tout le monde apprend et bénéficie des astuces partagées», souligne la coordonnatrice des groupes de codéveloppement Nesrine Fazez, étudiante au doctorat en psychologie à l’Université de Montréal.
Les groupes sont formés de personnes provenant de diverses universités et de différentes disciplines. «Cela permet de briser les silos et l’isolement», ajoute Nesrine Fazez.
Les séances, qui se déroulent jusqu’en juin, peuvent se tenir en ligne ou sur le campus d’une université, selon les préférences des participantes et participants.
Les personnes étudiantes intéressées à participer à un groupe peuvent remplir le formulaire d’inscription.