Aglaë Brown (B.A. arts visuels et médiatiques), Linda Zheng et Francis Boisvert – qui étudient tous deux au baccalauréat en arts visuels et médiatiques – présentent l’exposition collective Temps matériel, à l’Écomusée du fier monde. S’appuyant sur des archives et des artéfacts du musée ainsi que sur des éléments d’architecture propres au quartier Centre-Sud de Montréal, l’exposition invite à une relecture sensible du patrimoine du quartier.
Les artistes ont amorcé leurs recherches dans les réserves de l’Écomusée depuis près d’un an. Leurs œuvres invitent à faire l’expérience de traces historiques en les réactivant, en les réinterprétant et en les transformant, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives alliant mémoire et avenir.
Le trio étudiant a été accompagné par Steve Giasson, chargé de cours à l’École des arts visuels et médiatiques.
Équipe de création
Sculptrice et céramiste, Aglaë Brown conçoit ses installations comme des poèmes dans l’espace. Ses méthodes de prédilection sont le bricolage minutieux, l’accident et la rêverie. Elle travaille à la frontière de l’art et de l’artisanat, et aime la magie des formes qui fermentent, sèchent, cuisent et se métamorphosent. Son travail a été présenté à la Place des Arts, à la Galerie de l’UQAM, à la galerie Bref Montréal et au Village Numérique MUTEK.
La pratique de Linda Zheng s’articule autour de l’empreinte, de l’image-index et de la sémiotique, qu’elle explore à travers des procédés de fabrication à la fois industriels et artisanaux. Inscrit dans le champ de l’installation sculpturale, son travail met en jeu des relations et des fabulations reliant divers enjeux, notamment les problématiques formelles liées à la matérialité, les modes par lesquels l’identité se configure à travers des expériences territoriales situées, ainsi que les réflexions sur les traces archivistiques portées par les matériaux.
Francis Boisvert travaille principalement l’installation et la sculpture, avec un intérêt particulier pour l’assemblage considéré comme une forme de création de communauté, à travers la notion de simulacre. Les installations qu’il propose s’engagent dans un dialogue d’autoréférence, d’errance, de spéculation fictive, de références historiques et pop, adoptant une démarche de déambulation à l’intérieur du lieu.
L’exposition est présentée jusqu’au 14 juin à l’Écomusée du fier monde, 2050, rue Atateken, Montréal.