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Douceur radicale sur le pavillon Président-Kennedy

La vidéoprojection étudiante explore l’image en mouvement comme vecteur de soin, de présence et de gestes sensibles.

20 avril 2026 à 18 h 00

La façade du pavillon Président-Kennedy accueille une nouvelle vidéoprojection. Douceur radicale, composée de huit créations d’étudiantes et étudiants du cours Design des environnements immersifs, a été réalisée sous la supervision de la professeure de l’École de design Nelly-Ève Rajotte, du chargé de cours Patrice Coulombe et du mentor Gabriel Poirier-Galarneau. Les huit segments d’une minute chacun explorent l’image en mouvement comme vecteur de soin, de présence et de gestes sensibles.

Dans un contexte de tensions sociales, de divisions et de rythme effréné, il peut devenir difficile de préserver des espaces de bienveillance, de vulnérabilité et de rencontre. Les discours polarisés et le climat ambiant contribuent à une fatigue collective, qui rend plus fragile la capacité d’ouverture et d’empathie.

La vidéoprojection Douceur radicale propose de ralentir, de porter attention à ce qui rassemble et de redonner de la valeur aux gestes simples. Les capsules qui la composent explorent autant les relations humaines que les expériences sensorielles: un contact, une texture, une couleur apaisante, un son enveloppant ou encore un moment de présence partagée. La douceur prend ainsi différentes formes, de l’amour et du soin à des perceptions plus subtiles liées au corps et à l’environnement. En investissant l’espace public par la projection vidéo, ce projet collectif transforme un lieu de passage en espace de contemplation et de partage.

Huit capsules

Invasion de ronrons mignons, par Aleks Nadeau-Lachance et Alex Vaillancourt, présente une pléthore de chats mignons qui envahit soudainement le Quartier des spectacles.

Avec Desserts mécaniques, Jollan Boivin, Sophy Chartier et Pascale Éthier explorent une usine fictive dans laquelle une machine transforme des aliments en desserts à travers des procédés mécaniques absurdes, révélant un contraste entre rigidité industrielle et douceur.

Le Carrousel, par Kevin Phannareth et Angelika Morin, propose un univers fait à la main, centré sur l’émerveillement.

Dans Butinage, Ghita Alaoui, Victoria Owusu et Daniella Katanga suivent le trajet d’une abeille, alors que le miel qui s’écoule transforme la dureté urbaine en douceur.

Douce Équation, par Fédrine Daniel et Ngoc Quynh Pham, offre des textures sensuelles et des formes apaisantes passées au crible d’une interface technologique.

Loïc Delorme et Hubert Crépin proposent Scission, un voyage onirique né d’une rupture douce. Un drapé en mouvement, puis une avalanche d’informations se dévoilent. Entre apparition et saturation, la matière se fragmente et se recompose.

Hopecore, par Zacharie Mathieu-Labonté et Valeriy Horomanskiy, présente un manifeste positif, authentique et rassembleur accompagné d’images bienveillantes dans un contexte post-ironique.

Avec Toutes les trames, Wissame Malti et Cesar Enrique Ramos Irausquin combinent des poèmes pour créer une expérience douce et radicale qui questionne notre rapport à la matière.

La vidéoprojection est le fruit d’une collaboration entre le Partenariat du Quartier des spectacles et l’UQAM afin de favoriser l’émergence de nouveaux talents et d’appuyer la relève.

Douceur radicale sera projetée du 22 avril au 13 septembre 2026.