La doctorante en administration Marlene Moreno Rabanal (M.B.A. conseil en management), le doctorant en administration Karafa Bognini et l’étudiante à la maîtrise en sciences de l’environnement Louna Nawel Oukil (LL.B.) participeront à la 31e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP31), qui se tiendra à Antalya, en Turquie, du 9 au 20 novembre. Louna Nawel Oukil sera présente lors de la première semaine de l’événement, alors que Marlene Moreno Rabanal et Karafa Bognini y seront durant la deuxième semaine.
Le directeur de l’Institut des sciences de l’environnement Claude Codjia et les étudiante et étudiants Charlotte Pomerleau (maîtrise en sciences de l’environnement), Yao Kpomegbe (doctorat en sciences de l’environnement), Jean Wesner Celestin (maîtrise en gestion de projet) et Gildas Kouamen (doctorat en sciences de l’environnement) assisteront à la COP31 de façon virtuelle.
Marlene Moreno Rabanal
Les recherches de Marlene Moreno Rabanal, qui effectue son doctorat sous la direction de la professeure du Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale Corinne Gendron, explorent la contribution transformatrice des organisations touristiques au développement régénératif d’un territoire. La doctorante agira à titre d’observatrice accréditée au nom de l’UQAM grâce au soutien financier du programme des Chercheur.e.s en responsabilité sociale et développement durable (CRSDD).
Du 16 au 19 novembre, elle assistera aux sessions sur la science et la technologie, la protection des écosystèmes marins et le renforcement de la mise en œuvre des politiques climatiques. «La journée du 18 novembre, axée sur le développement humain et social, constituera le cœur de mon séjour, affirme la doctorante. J’y suivrai notamment les conférences spécifiquement dédiées au tourisme zéro déchet, à l’hôtellerie, aux littoraux et aux croisières.»
Cette expérience lui permettra d’assister en direct aux négociations visant sur la durabilité. «La ville d’Antalya étant une zone littorale importante, observer comment s’y articulent les politiques de durabilité me permettra d’analyser en direct comment la théorie du développement régénératif s’incarne dans les pratiques stratégiques globales», explique Marlene Moreno Rabanal, qui partagera ses apprentissages lors d’un séminaire du CRSDD à son retour.
Karafa Bognini
Chercheur affilié à l’Institut d’études internationales de Montréal et à la Chaire sur la décarbonisation de l’ESG UQAM, Karafa Bognini réalise sa thèse sous la direction de Mark Purdon, professeur au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale.
Ses travaux portent sur l’intégration du financement climatique et des marchés du carbone afin de renforcer les politiques industrielles vertes et d’accélérer la décarbonisation au Canada et dans les pays du Sud. «Cette COP constitue une occasion d’apprentissage et d’affinement de mes axes de recherche, précise le doctorant. Du 16 au 20 novembre, je participerai aux activités du groupe des organisations de recherche et ONG indépendantes (RINGO), dont je suis membre, qui organise des événements parallèles consacrés aux marchés du carbone et au financement climatique.»
Karafa Bognini rappelle que la COP31 intervient alors que les négociations sur l’article 6 de l’Accord de Paris, relatif aux approches coopératives et aux marchés du carbone, sont particulièrement actives, et que le Canada affiche sa volonté d’élaborer un cadre institutionnel et juridique pour la mise en œuvre d’un marché du carbone.
Louna Nawel Oukil
Pour l’étudiante à la maîtrise en sciences de l’environnement, cette expérience représente une occasion unique d’approfondir ses connaissances en matière de droit international de l’environnement. «Je pourrai ainsi les mobiliser au cours de ma carrière et tenter de contribuer à la réflexion sur les mécanismes d’atténuation des changements climatiques globaux, explique Louna Nawel Oukil. J’aurai l’occasion d’observer de mes propres yeux les principes que je tente d’analyser dans le cadre de ma maîtrise, soit le fossé qui existe entre la théorie et la pratique dans les négociations internationales.»
Du 9 au 14 novembre, l’étudiante à la maîtrise assistera à des conférences sur diverses thématiques liées aux changements climatiques. «Je m’intéresse particulièrement à l’énergie, au transport et aux enjeux agroalimentaires, explique-t-elle. Si j’ai accès aux négociations, je souhaiterai me concentrer sur les séances relatives à l’Accord de Paris, qui ont une importance capitale dans la diminution du réchauffement climatique.»