Cinq membres de la communauté professorale de la Faculté des sciences figurent parmi les 17 chercheuses et chercheurs principaux qui mèneront une importante étude pancanadienne visant à mieux comprendre comment les lacs se transforment sous la pression croissante de l’activité humaine. Ce projet interdisciplinaire bénéficie d’un financement de 5 M$ du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), par l’entremise du programme Alliance. Il se déroulera sur une période de cinq ans.
L’équipe uqamienne est formée de Beatrix Beisner, Paul del Giogio et Yves Prairie, du Département des sciences biologiques, ainsi que de Marie Larocque et Violaine Ponsin, du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère. Le projet est dirigé par Yannick Huot, professeur au Département de géomatique de l’Université de Sherbrooke.
Intitulé Altered Lakes Transformed Roles («Lacs modifiés, rôles transformés»), le programme de recherche réunit certains des plus importants scientifiques canadiens spécialisés en hydrologie, limnologie, biogéochimie et chimie analytique. Il mobilise des expertises provenant de plusieurs universités et ministères.
Mesurer les transformations des lacs
Bien que l’état de santé de nombreux lacs soit relativement bien documenté, les mécanismes environnementaux sous-jacents aux changements observés demeurent largement méconnus. Le projet vise à combler ce manque de connaissances sur trois plans: comprendre comment les lacs évoluent en raison de l’activité humaine; développer des outils et des méthodes efficaces pour mesurer ces changements; évaluer de quelle manière ces transformations modifient le rôle des lacs dans les écosystèmes.
Les pressions exercées sur les écosystèmes aquatiques sont multiples et en croissance: réchauffement climatique, urbanisation, apports excessifs de nutriments, exploitation des ressources naturelles et transformation des paysages.
Au total, 18 lacs situés dans le sud du Québec feront l’objet d’analyses approfondies. En combinant des technologies de pointe, des campagnes d’échantillonnage en toutes saisons et des analyses spatio-temporelles avancées, les chercheuses et chercheurs développeront de nouveaux indicateurs pour mieux évaluer la santé et le rôle fonctionnel des lacs à l’échelle des bassins versants.
Les connaissances générées contribueront à mieux protéger et gérer les quelque trois millions de lacs du Canada, dans un contexte de changements environnementaux accélérés.
En plus des chercheuses et chercheurs principaux, le projet réunit 18 collaboratrices et collaborateurs issus du milieu universitaire et d’organismes gouvernementaux. Le programme met également l’accent sur la formation de la prochaine génération de spécialistes des milieux aquatiques, avec la participation de 57 étudiantes, étudiants et stagiaires.