Voir plus
Voir moins

Refonte des programmes de premier cycle en histoire de l’art et en muséologie

L’UQAM offre la formation francophone la plus complète dans le domaine au Canada.

Par Jean-François Ducharme

3 décembre 2025 à 15 h 35

À compter de l’automne 2026, les cinq programmes de premier cycle en histoire de l’art et en muséologie – le baccalauréat, la majeure, la mineure et le certificat en histoire de l’art, de même que le certificat en muséologie et diffusion de l’art – seront entièrement revus. «Nos programmes n’avaient pas connu de modifications majeures depuis 2011, souligne Eduardo Ralickas, directeur des programmes. La société et les savoirs ont évolué, et la moitié du corps professoral du département a été embauchée dans les 15 dernières années.»

Les étudiantes et étudiants auront désormais le choix parmi une cinquantaine de cours – dont sept nouveaux – en arts anciens, modernes et contemporains, en muséologie, en architecture, en arts autochtones. «Nous offrons la formation francophone la plus complète au Canada, qui couvre de l’Antiquité à aujourd’hui, affirme Eduardo Ralickas. Nous abordons aussi les principaux enjeux actuels en histoire de l’art, comme la décolonisation, l’inclusivité, la justice sociale, l’art des femmes et les arts autochtones, au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde.»

Pensée critique et compétences pratiques

Selon le professeur, l’une des grandes forces des programmes en histoire de l’art est le développement d’une pensée critique. «Nous amenons les étudiantes et étudiants à déconstruire la façon dont l’art s’est défini au fil des époques, et à adopter une vision transversale, transnationale et transhistorique», précise-t-il.

Bien que ces formations ne mènent pas automatiquement à un emploi précis, elles développent des compétences pratiques appréciées sur le marché du travail. «On peut penser aux compétences en muséologie, en humanités numériques ou en recherche, illustre le professeur. De plus, nos cohortes ont la possibilité d’organiser de vraies expositions dans des centres de diffusion, ce qui leur donne un avant-goût des milieux professionnels.»

La formation conduit également à des études supérieures en histoire de l’art ou en muséologie. Plusieurs personnes diplômées de l’UQAM œuvrent dans le milieu culturel, comme les musées, les galeries, les centres d’artistes, le domaine de l’édition et des médias. On peut penser à la conservatrice de l’art québécois et canadien contemporain au Musée des beaux-arts de Montréal, Anne-Marie St-Jean Aubre (M.A. études des arts, 2009), à la directrice de la conservation et de la programmation artistique au Musée d’art contemporain de Montréal, Audrey Genois (M.A. muséologie, 2002) ou à la directrice et rédactrice en chef du magazine culturel Spirale, Katrie Chagnon (B.A. histoire de l’art, 2006; M.A. histoire de l’art, 2009).

Divers cheminements possibles

Le baccalauréat propose divers cheminements qui permettent d’acquérir une formation générale ou de se spécialiser dans des concentrations en muséologie et diffusion de l’art, en études féministes, en études autochtones, en études québécoises ou en études ethniques. La majeure, la mineure et les certificats offrent pour leur part des formations flexibles pour s’initier à l’histoire de l’art ou à la muséologie.

Les programmes comportent des cours optionnels sous forme de voyages d’études, qui varient selon les années. Les cohortes précédentes ont notamment suivi des cours à la Biennale de Venise, l’une des plus prestigieuses expositions culturelles internationales, ainsi qu’à Florence, à Rome et à Toronto. Un stage en milieu professionnel est proposé à la fin de la formation.

Il est possible de faire une demande d’admission pour l’automne 2026 à l’un des cinq programmes avant le 1er mai.