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Lectures de novembre

Actualités UQAM présente chaque mois une sélection d’ouvrages publiés par des membres de la communauté universitaire.

4 novembre 2025 à 10 h 38

Les partis politiques canadiens en transition_w
L’avenir de la politique canadienne

En 2025, quels rôles exercent les partis politiques dans l’exercice de la démocratie au Canada? Comment leurs stratégies et leurs bases électorales ont-elles évolué au fil des décennies? Vers où se dirige le système partisan à l’ère des bouleversements technologiques et des discours populistes? Les partis politiques canadiens en transition, un ouvrage publié sous la direction du professeur du Département de science politique Alain-G. Gagnon et de son collègue de l’Université Wilfrid-Laurier Brian Tanguay, aborde ces questions. Ce livre est la cinquième édition de Canadian Parties in Transition, publié par les deux chercheurs en 1989, 1996, 2007 et 2016. Cette première traduction française montre à quel point la dynamique partisane demeure instable, marquée par le retour du Bloc Québécois, l’ancrage persistant du Parti libéral au centre, la quête de légitimité du NPD et la montée de nouvelles forces contestataires comme le Parti populaire du Canada. Les professeurs Xavier Lafrance (science politique), Frédérick Guillaume Dufour (sociologie) et les candidats au doctorat Oscar Berg, Bruce McKenna (science politique) et Djamila Mones (sociologie) collaborent à l’ouvrage. Publié aux Presses de l’Université du Québec.

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Relectures des écrivains d’ici

Lancé en 2022 dans le journal Le Devoir à l’initiative de l’Académie des lettres du Québec, Le Devoir de littérature propose de revisiter à la lumière de l’actualité des œuvres du passé ancien et récent de la littérature québécoise. À l’occasion du 80e anniversaire de l’Académie, on a souhaité regrouper quelques-uns de ces textes dans un ouvrage collectif. Dans Le devoir de littérature, classiques et oubliés: relire au présent les écrivains d’ici, des chercheuses, des chercheurs, des écrivaines et des écrivains actuels revisitent les œuvres de plus de 30 écrivaines et écrivains de toutes les époques, d’Octave Crémazie à Jacques Ferron, d’Anne Hébert à François Ricard, de Germaine Guèvremont à Pierre Perreault. «Ces relectures font émerger des continuités, des discontinuités, des formes de répétition et de renouvellement dans un langage qui change. Il ne s’agit pas de commenter ou d’expliquer le réel, mais bien de rappeler que la littérature est – et demeure – un prisme singulier, un regard par lequel le monde se révèle autrement que par les discours que chaque époque véhicule», souligne le poète et essayiste Paul Bélanger, qui codirige l’ouvrage avec la professeure retraitée du Département d’études littéraires Louise Dupré, Marie-Andrée Lamontagne et Pierre Nepveu. On y retrouve notamment des textes des professeurs émérite Bernard Andrès, Laurier Lacroix et Georges Leroux, du professeur associé Jacques Beauchemin, du professeur retraité Jean-François Chassay et de la doctorante en études littéraires Sarah-Louise Pelletier-Morin. Publié chez Somme Toute/Le Devoir.

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L’influence de l’Amérique latine

Quoique souvent dans l’ombre de l’Occident, l’Amérique latine occupe une place importante dans l’histoire mondiale. «Malgré sa condition d’apparente marginalité, l’Amérique latine a grandement contribué à la culture et au développement des cinq continents, que ce soit dans le domaine de l’économie, de la connaissance de la planète – cartographie, biologie, écologie, etc. –, de l’alimentation, des idéologies politiques, des arts, de la littérature et des mouvements migratoires», souligne José Del Pozo dans son dernier ouvrage, Quand l’Amérique latine fait date. Le professeur associé du Département d’histoire y illustre cette relation de l’Amérique latine avec le reste du monde en mettant en lumière 50 moments ayant, chacun à leur manière, influencé l’histoire. Que ce soit comme théâtre des affrontements entre les puissances internationales, comme lieu où des personnalités devenues mondialement connues ont vécu des expériences marquantes ou à travers les courants de pensée originaux qui y sont nés et qui ont suscité un écho loin de ses frontières, l’Amérique latine a inscrit son histoire dans celle du monde. Les épisodes que l’auteur a retenus traversent toutes les époques, depuis la période des premiers habitants du Nouveau Monde, en passant par la conquête européenne et la domination coloniale jusqu’aux époques plus récentes. Paru chez Septentrion.

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Trois décennies de polémiques

Dans Carnets de guerre culturelle, un recueil de textes publiés dans divers médias, le professeur du Département de science politique Francis Dupuis-Déri, spécialiste des mouvements sociaux et des idées politiques, revisite trois décennies de polémiques et de luttes idéologiques. À travers ses nombreuses interventions médiatiques, il documente la montée en puissance des forces de droite, l’instrumentalisation de la rectitude politique et les dérives de la guerre culturelle contemporaine. Qu’il s’agisse des débats autour du féminisme, de l’islamophobie et des rapports entre «wokisme» et liberté universitaire, ou encore des attaques contre les minorités sexuelles et de genre, l’auteur démonte les discours conservateurs et appelle à ne pas baisser les bras. Ces carnets tracent la cartographie d’un combat où le camp progressiste reste en état de siège, mais pas sans riposte. «C’est bien parce que l’on se bat pour des principes et des valeurs comme l’inclusion, la tolérance, la dignité, la justice et l’égalité, mais aussi contre la haine, l’exclusion, le mensonge et la bêtise, qu’on ne peut cesser le combat, déposer les armes, lever le drapeau blanc», écrit Francis Dupuis-Déri. Paru chez M éditeur.

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Démocratiser les savoirs

Comment s’assurer que tous les savoirs, y compris ceux des groupes marginalisés, soient reconnus et valorisés? En quoi cela permet-il de construire des connaissances scientifiques plus robustes et plus émancipatrices? Dans le contexte actuel marqué par des attaques politiques contre la science, l’ouvrage collectif Savoir et pouvoir propose une réflexion sur les liens entre savoirs, institutions et justice sociale. Publié sous la direction des professeures Annie Camus et Sonia Tello-Rozas (organisation et ressources humaines), et du professeur Sylvain A. Lefèvre (stratégie, responsabilité sociale et environnementale), l’ouvrage réunit une vingtaine d’autrices et auteurs qui interrogent les hiérarchies et les dynamiques relationnelles dans les pratiques de recherche. La première partie porte sur le déplacement des frontières de la recherche, alors que la seconde est consacrée à la démocratisation des savoirs grâce à leur co-construction avec des populations exclues ou marginalisées, notamment en santé et en environnement. En conclusion, le livre appelle à porter une attention constante aux relations de pouvoir entre universitaires et membres de la communauté, et à explorer des moyens novateurs favorisant les partenariats entre le monde académique et les milieux de pratique, une condition essentielle à la production d’une science plus juste, plus inclusive et ancrée dans la transformation sociale. Paru aux Presses de l’Université du Québec.

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Critique architecturale

La crise environnementale confronte les architectes à la nécessité de redéfinir leurs positions éthiques, donnant ainsi un rôle renouvelé à la critique architecturale. Mais ce lien entre crise et critique reste équivoque. La critique réagit-elle aux crises ou les suscite-t-elle? Les crises internes qui traversent régulièrement la critique coïncident-elles avec celles qui affectent l’architecture, ses institutions et la société? Voilà les questions auxquelles l’ouvrage La critique à l’œuvre: fragments d’un discours architectural, sous la direction du professeur du Département d’histoire de l’art Louis Martin et de son collègue de l’Université de Montréal Denis Bilodeau, tente de répondre. Issus de colloques, de journées d’études et de projets de recherche, les chapitres du livre présentent des cas et des acteurs clés du monde de la critique architecturale, de part et d’autre de l’Atlantique. L’ouvrage analyse des travaux de grands critiques de l’architecture comme le Britannique Reyner Banham, le Grec Alexander Tzonis et l’Italien Bruno Zevi, et accompagne cette analyse d’une étude sur le discours critique en architecture et les usages qui en sont faits. Les recherches de Louis Martin portent sur la théorie architecturale contemporaine et ses liens avec les théories du signe introduites en architecture dans les années 1960. Publié aux Éditions de la Villette.