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Le CINBIOSE reconnu centre collaborateur de l’OMS et de l’OPS

Le Centre de recherche soutiendra les interventions des deux organismes internationaux.

Par Claude Gauvreau

2 décembre 2025 à 15 h 13

Le Centre de recherche interdisciplinaire sur le bien-être, la santé, la société et l’environnement (CINBIOSE), basé à l’UQAM, a obtenu récemment le renouvellement de son statut de centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de l’Organisation panaméricaine de la santé (OPS), afin de soutenir leurs capacités de recherche en santé au travail et en santé environnementale. Les professeures du Département d’organisation et ressources humaines de l’ESG UQAM Mélanie Lefrançois et Marie Laberge (associée), également professeure à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et chercheuse au CHU Ste-Justine, assurent de manière intérimaire la direction du CINBIOSE et sont coresponsables de ses liens de collaboration avec l’OMS et l’OPS.

Le CINBIOSE a été désigné centre collaborateur de l’OMS et de l’OPS pour la première fois en 1999, pour la prévention des maladies liées au travail et à l’environnement. Depuis, le centre doit renouveler sa demande de désignation tous les quatre ans.

«Il s’agit d’une reconnaissance importante, qui a suivi un processus de désignation élaboré, souligne Mélanie Lefrançois. Sur les 700 centres collaborateurs établis dans plus de 80 pays dans le monde, 26 se trouvent au Canada et 5 au Québec, incluant le CINBIOSE. Ces centres ont pour mission d’appuyer l’OMS et l’OPS, tant par la production de connaissances scientifiques et de synthèses que par le développement de formations dans leurs champs d’expertise respectifs.»

Créé en 1985 par les professeures émérites du Département des sciences biologiques Donna Mergler et Karen Messing, le CINBIOSE a été un pionnier dans l’étude des liens entre la santé, l’environnement et la société, se démarquant par son approche écosystémique et la prise en compte des inégalités sociales et de genre. Ses recherches ont porté, notamment, sur l’exposition à des substances toxiques telles que le mercure, les pesticides ou le manganèse, en Amérique latine et dans le Grand Nord québécois, entre autres. Ses chercheuses ont aussi traité des conditions de travail et de leurs liens avec la santé des travailleuses et travailleurs dans des secteurs comme le commerce de détail, la restauration, l’éducation, les mines ou l’agriculture.

Le CINBIOSE compte actuellement une trentaine de membres réguliers et collabore avec des chercheuses et chercheurs de différentes universités, dont l’Université Laval, l’Université de Montréal, l’Université de Sherbrooke, l’Université du Québec en Outaouais et l’INRS.