Le professeur du Département de didactique Olivier Arvisais (Ph.D. éducation, 2021), la doctorante en biologie Élise Bouchard (M.Sc. Biologie, 2020) et le candidat à la maîtrise en informatique Étienne Comtois (B.Sc.A. informatique et génie logiciel, 2024) figurent parmi les créatrices et créateurs des 20 images finalistes du concours La preuve par l’image de l’Association francophone pour le savoir (Acfas). Il s’agit de la 16e édition de ce concours, organisé en collaboration avec Radio-Canada, Espace pour la vie et le CRSNG, qui récompense des images issues de recherches scientifiques.
Le public est invité à voter pour son coup de cœur sur le site de Radio-Canada jusqu’au 21 septembre 2025. L’image obtenant le plus de votes remportera le prix du public Découverte de 2000 dollars. Le jury décernera également quatre autres prix d’une valeur de 2000 dollars chacun.
Les 20 images de l’édition 2025 du concours sont exposées gratuitement par Espace pour la vie sur le parvis extérieur du Biodôme, jusqu’en novembre prochain.
Sirop de neige
D’où vient l’eau d’érable, cette sève sucrée qui se transformera en sirop? Les feuilles, parce qu’elles transpirent, sont les principaux moteurs de la circulation de l’eau dans les arbres. Pourtant, au printemps, la sève voyage abondamment dans les érables à sucre encore dépourvus de feuillage. Afin d’élucider ce phénomène unique encore mal compris, Élise Bouchard utilise un traceur isotopique pour suivre l’eau dans les érables. Elle a ainsi observé que le futur sirop provient surtout d’eau de fonte des neiges, et non d’eau contenue dans l’arbre avant l’hiver. Cette percée, qui éclaire l’impact du climat sur la réhydratation printanière des arbres et sur l’acériculture, fera l’objet d’un article scientifique dans la revue New Phytologist, à paraître dans les prochaines semaines.
Apprendre malgré tout
Cette image d’Olivier Arvisais capture un moment intime dans une maison de la bande de Gaza. Tandis que sa mère prépare le petit-déjeuner, un garçon dépose sa salive dans un tube. Il répétera cette action pendant trois jours. En apparence banal, le geste de cette famille contribue à une recherche visant à mieux comprendre les effets du stress chez les enfants vivant en contexte de violence armée. Il permet d’étudier les marqueurs biologiques du stress, offrant ainsi des données essentielles sur la résilience et les stratégies d’adaptation de ces jeunes. Les résultats éclaireront les pratiques des professionnelles et professionnels qui accompagnent ces enfants dans leur développement et leur apprentissage.
À hauteur de canopée urbaine
Un drone prend des photos des arbres, à partir desquelles le chercheur calcule leur volumétrie. Dans ce quadrilatère de Verdun, à Montréal, les bleus présentent les valeurs les plus basses, soit le sol, et les jaunes correspondent aux valeurs les plus hautes, les arbres. En gris-brun, ce sont des bâtiments. Le projet d’Étienne Comtois contribue à réduire l’effet des îlots de chaleur en valorisant la géométrie des arbres, qui influence la ventilation et la protection solaire. L’outil guide le choix des essences d’arbres et des sites de plantation pour obtenir un maximum de fraîcheur – jusqu’à 10 °C de moins sous la canopée.
