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Deux cinéastes uqamiennes primées à l’international

Marguerite Ranger et Romane Pilote-Lamontagne remportent des prix pour leurs films de fin d’études.

20 novembre 2025 à 14 h 20

Mis à jour le 25 novembre 2025 à 8 h 36

Deux cinéastes uqamiennes ont remporté des prix à l’international pour leurs films étudiants. La diplômée Marguerite Ranger a remporté le Prix spécial de la Chaire UNESCO sur les arts cinématographiques et la diversité culturelle dans le cadre de l’International Student Film and Video Festival (ISFVF), qui avait lieu à Beijing, en Chine, du 7 au 14 novembre derniers. L’étudiante au baccalauréat en cinéma Romane Pilote-Lamontagne a obtenu le prix du Meilleur film international dans le cadre du Student Experimental Film Festival (SEFF), qui se déroulait le 7 novembre à l’Université Binghamton, dans l’État de New York.

Un dialogue intergénérationnel

Intitulé Tisser la soie, le court métrage de fin d’études de Marguerite Ranger (B.A. communication/création médias-cinéma, 2025) mêle fiction, souvenirs et confessions. En plongeant dans les archives familiales, la réalisatrice tente de cerner le bagage culturel dont elle a hérité en faisant dialoguer les trois générations de femmes de sa famille. Par le biais de reconstitutions et d’entrevues, Tisser la soie retrace le paysage identitaire d’une famille métissée depuis son arrivée au Québec en 1975.

Tisser la soie avait valu à Marguerite Ranger le Prix de la meilleure réalisation de films de fin d’études, documentaire, lors de la projection des films de fin d’études, le 15 mai dernier, à l’UQAM.

La guerre et le déracinement

Réalisé à l’automne 2024 dans le cadre du cours Réalisation 2: introduction à la réalisation du film documentaire et du film de fiction, le film de Romane Pilote-Lamontagne, J’ai 18 ans (la guerre), évoque les souvenirs de Lisa (Yelyzaveta), une jeune Ukrainienne de 18 ans qui a passé quelques mois à Montréal.

«À travers des textures granuleuses, un bokeh léger et des ambiances sonores fantomatiques, la cinéaste Romane Pilote-Lamontagne nous plonge dans le vide existentiel d’Yelyzsveta, 18 ans, confrontée à un déracinement à la fois littéral et spirituel après le déclenchement de la guerre, a souligné une membre du jury. Ancré dans le récit direct d’Yelyzaveta fuyant Kharkiv, en Ukraine, pour Montréal, le film esquisse son parcours émotionnel, de la perte et du désir à la découverte et à la sérénité. Avec une mise en scène aussi audacieuse et naïve que sa narratrice, J’ai 18 ans (la guerre) convoque une catastrophe géopolitique pour exprimer un profond sentiment d’aliénation: celui d’être perdue de vue.»

Le film de Romane Pilote-Lamontagne avait été présenté en première mondiale lors du Festival Regard, au Saguenay, en mars dernier.