Dans une déclaration signée conjointement en avril 2024, les premiers ministres français et québécois s’engageaient à mettre leurs efforts en commun pour promouvoir la langue française sur tous les continents et dans toutes les sphères de la société, y compris dans les espaces numériques, et ce, afin d’assurer la pérennité d’une culture, d’une vision du monde et de valeurs communes. «Ils ont exprimé leur volonté commune de renforcer la découvrabilité et la valorisation des contenus culturels de langue française en ligne, élément majeur de la souveraineté numérique, mais aussi des contenus scientifiques, éducatifs et économiques en français», souligne le vice-recteur à la Recherche, à la création et à la diffusion, Christian Agbobli.
Un mois plus tard, en mai 2024, les deux gouvernements officialisaient le tout en annonçant un partenariat bilatéral sur la découvrabilité des contenus scientifiques francophones.
Alors qu’elles développent les connaissances scientifiques, comment les universités françaises et québécoises peuvent-elles agir ensemble en faveur de la promotion et de la découvrabilité des sciences en langue française? L’enjeu leur impose-t-il une responsabilité institutionnelle? Doivent-elles accompagner et soutenir différemment leur communauté de recherche? Le colloque Promouvoir la découvrabilité des savoirs en français: perspectives franco-québécoises (6 mai) vise à proposer des réponses à ces questions en faisant dialoguer des personnes expertes et des personnes administratrices de l’enseignement supérieur. Il est organisé par Christian Agbobli, à titre de membre du Conseil franco-québécois de coopération interuniversitaire, et par la directrice générale de l’Acfas, Sophie Montreuil.
Trois panels portant sur l’engagement collectif pour promouvoir la découvrabilité des savoirs en français, les projets en cours sur la question et le rôle des universités françaises et québécoises sont prévus au programme, de même qu’une plénière en fin de journée. «L’objectif est de discuter d’exemples concrets issus de projets porteurs améliorant la découvrabilité des contenus scientifiques francophones», souligne le vice-recteur, rappelant du même souffle que c’est le Québec qui a sonné l’alarme sur cet enjeu crucial, entraînant la France à se joindre au mouvement.
Le colloque sera également l’occasion de dévoiler la plateforme de l’Acfas sur la découvrabilité. «Cette plateforme vise à rendre visibles les chercheuses et chercheurs qui ont participé aux congrès de l’ACFAS par le passé», explique Christian Agbobli. L’événement aura lieu en présence, notamment, de Jean-François Roberge, ministre de la Langue française, Paul de Sinety, délégué général à la langue française et aux langues de France, et Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec.