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Deux diplômés dans le palmarès des influenceurs au Québec

Louise Gratton et Stanley Février figurent dans le classement établi par La Presse.

28 novembre 2022 à 14 h 38

Si le concept d’influenceur a été souvent galvaudé ces dernières années, en particulier sur les réseaux sociaux, il désigne aussi des personnalités rassembleuses, créatives ou altruistes qui bâtissent un monde meilleur. C’est pour leur rendre hommage que le quotidien La Presse a créé le «Palmarès 2022 des 15 vrais influenceurs du Québec», dont font partie la consultante en écologie et conservation Louise Gratton (M.Sc. biologie, 1983) et l’artiste Stanley Février (M.A. arts visuels et médiatiques, 2019).

Pour trouver ces perles rares qui exercent une influence positive et durable autour d’eux, La Presse a lancé un appel auprès de ses lectrices et lecteurs, pour connaître ceux et celles qui les inspirent par leurs gestes, par leurs mots, par leur comportement et par leurs décisions. Mené en septembre dernier, cet appel à tous a récolté pas moins de 400 propositions diverses. Un jury constitué de sept personnes, dont six membres de la rédaction de La Presse, a choisi les 15 vrais influenceurs sur la base de critères précis: les retombées positives, le rayonnement, la pérennité et le caractère innovant des actions des candidates et candidats, ainsi que la qualité de leur feuille de route.


Louise Gratton

La biologiste et consultante Louise Gratton a travaillé auprès de divers organismes avant de cofonder Corridor appalachien à l’aube des années 2000 afin de protéger les milieux naturels de la région des Appalaches du Sud québécois, tout en connectant des aires préservées pour la faune et la flore. Présidente de Nature Québec depuis 2017, elle lutte pour que la biodiversité ait voix au chapitre dans l’aménagement du territoire par le secteur public ou privé.

«Ce qui me rend fière, ce n’est pas tant mes accomplissements, mais plutôt quand je vois des gens à qui je propose des actions, qui les font et les réussissent», lance celle qui a catalysé la Coalition montérégienne ou encore Horizon Nature Bas-Saint-Laurent, organismes homologues au Carrefour appalachien.

Le journaliste de La Presse Charles-Éric Blais-Poulin décrit Louise Gratton comme une «femme de cœur et d’engagement dont le travail a eu des effets bien concrets avec la création du Corridor appalachien, où près de 25 000 hectares sont aujourd’hui protégés».


Stanley Février

Artiste visuel d’origine haïtienne, Stanley Février a été finaliste au prestigieux Prix Sobey pour les arts, en 2022, lauréat du Prix en art actuel du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), en 2020, et a été nommé la même année artiste en arts visuels au Gala Dynastie (2020). Il a participé à de nombreuses expositions individuelles et collectives, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal, au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts du Canada. Il est le fondateur de la foire Carton.

Dans le cadre de sa maîtrise, Stanley Février a voulu connaître le nombre d’artistes québécois noirs dont le Musée d’art contemporain (MAC) de Montréal avait acheté les œuvres au cours des 50 années précédentes, raconte la journaliste de La Presse Ariane Krol. Cette institution en comptait alors un seul: Russell T. Gordon, mort en 2013. Le diplômé a alors créé le «MAC invisible», un site web similaire à celui du MAC qui présente des œuvres d’artistes issus des communautés culturelles et des Premières Nations, dont il est le directeur général et conservateur en chef. C’est le rôle qu’il a assumé l’été dernier au Musée des beaux-arts de Montréal, avec son exposition intitulée MAADI (Musée d’art actuel/Département des invisibles), dans laquelle il a exposé les œuvres d’artistes de diverses origines culturelles qu’il a lui-même acquises au cours des dernières années.

«Stanley Février est un acteur de changement important pour les artistes de la diversité, pour lesquels il a réclamé avec succès plus de visibilité dans les musées et les centres d’art. Ses œuvres sont en outre des matériaux de conscientisation et de réflexion dont l’influence est indéniable », écrit la journaliste Marissa Groguhé.