Reproduire des vestiges

La doctorante Camille Courier participe à l’exposition collective Archéopoétique 1, qui rend hommage au travail des archéologues et des muséologues.

7 Septembre 2021 à 14H59

Image tirée de l’exposition collective Archéopoétique 1.

La candidate au doctorat en études et pratiques des arts et plasticienne Camille Courier participe à l’exposition collective Archéopoétique 1. Présentée au Musée de l'îlot des Palais, à Québec, l’installation évolutive s’inspire du courant art et archéologie en art contemporain. Elle regroupe des éléments fictifs d’une collection de 1000 figurines d’argile, de photographies et de dessins de ces modelages. Les visages modelés évoquent sans les reproduire des objets de collections archéologiques que l’on retrouve dans divers musées du monde. Les idées de mémoire, de traces, de fragments, d’excavations, de strates y sont omniprésentes.

Camille Courier explore les forces du dessin en le pratiquant hors du champ strict de l’art contemporain. Ses expériences de dessin «hors champ» l’ont amenée à collaborer avec des chercheurs en archéologie. Au sein d’une équipe d’égyptologues, la dessinatrice a travaillé au relevé de certaines parois gravées du temple de Karnak, en Haute-Égypte. Dans le cadre de l’exposition Archéopoétique 1, Camille Courier présente les dessins des figurines égyptiennes et les modelages.

Depuis 2003, l’artiste plasticienne a exposé ses créations en Europe et au Canada. Sa pratique du dessin élargi s’est poursuivie à travers des collaborations avec des artistes, des compagnies de théâtre et de danse. Elle est membre étudiante du groupe de recherche Hexagram.

Projet de l’anthropologue et artiste visuelle Francine Saillant, l’installation Archéopoétique 1 est présentée jusqu’au 30 septembre prochain.

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