Prix de la recherche en éducation

La Faculté des sciences de l’éducation honore trois professeures et deux étudiantes.

29 Juin 2021 à 10H47

Les professeures Nathalie Bigras, Anik Meunier et Gina Lafortune ainsi que les étudiantes Maude Roy-Vallières et Marion Deslandes Martineau sont les lauréates des Prix de la recherche 2021 de la Faculté des sciences de l’éducation, dans les catégories Carrière, Réalisations, Relève et Étudiantes et Étudiants (maîtrise et doctorat).

Catégorie Carrière

Nathalie Bigras.
Photo: Emilie Tournevache

La professeure du Département de didactique Nathalie Bigras est une pionnière dans la recherche en éducation à la petite enfance au Québec. Les travaux de la chercheuse visent à défendre les droits et les besoins des jeunes enfants dans le but de rendre la société plus accessible et accueillante. Nathalie Bigras dirige, depuis 2009, l’équipe de recherche Qualité éducative des services de garde et petite enfance, dont la mission est de définir la qualité éducative et d’identifier les déterminants et les effets de la qualité sur le développement de l’enfant. Nathalie Bigras a participé à d’importantes études sur la qualité des services de garde au Canada et au Québec. En plus d’encadrer de nombreux étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs, la professeure a obtenu aussi d’importants financements.

Catégorie Réalisations

Anik Meunier.Photo: Emilie Tournevache

La professeure du Département de didactique Anik Meunier a contribué à l’avancement des connaissances dans le domaine de l’éducation et à l’établissement du champ d’études de l’éducation muséale. Directrice du Groupe de recherche sur l’éducation et les musées (GREM) depuis 2009, Anik Meunier s’intéresse au champ des médiations culturelles, plus précisément à l’analyse des pratiques professionnelles des actrices et acteurs, aux méthodes qu’ils mobilisent et à leurs effets sur les différentes catégories de publics. Anik Meunier a pu développer au fil des années de nombreuses collaborations, tant avec le milieu formel de l’enseignement qu’avec le milieu plus informel des musées. Le réseau muséal québécois lui accorde par ailleurs une grande confiance et fait régulièrement appel à la professeure pour développer et évaluer son offre éducative et culturelle.

Catégorie Relève

Gina Lafortune.

Les intérêts de recherche de la professeure du Département d’éducation et formation spécialisées Gina Lafortune portent sur l’expérience sociale et scolaire des jeunes issus de l’immigration et des minorités: trajectoire migratoire, dynamiques d’acculturation, stratégies identitaires et persévérance et réussite scolaires. La professeure analyse cette expérience sous l’angle du rapport à l’école et aux savoirs. Elle a étudié, notamment, l’expérience des élèves et étudiantes et étudiants d’origine haïtienne à Montréal. Gina Lafortune s’intéresse également aux relations entre l’école, la famille et la communauté en milieux pluriethniques, ainsi qu’aux défis de la prise en compte de la diversité ethnoculturelle dans les milieux éducatifs en lien avec les enjeux de la formation initiale des enseignantes et enseignants. La professeure a été active sur le plan du rayonnement scientifique, plus précisément auprès des milieux de pratique, dans une vision de sensibilisation et d’accompagnement. Son dynamisme en recherche s’est aussi illustré par sa capacité à former des étudiantes et étudiants aux cycles supérieurs.

Catégorie Étudiantes et Étudiants (maîtrise et doctorat)

Marion Deslandes Martineau.

Diplômée de la maîtrise en didactique (2021), Marion Deslandes Martineau est assistante de recherche à la Chaire UNESCO de développement curriculaire et membre étudiante du Réseau des chercheuses et chercheurs liés au Réseau des écoles publiques alternatives du Québec (RÉPAQ). Sa recherche porte sur l’environnement socioéducatif des écoles publiques alternatives québécoises. Désormais candidate au doctorat en éducation, l’étudiante a obtenu son prix pour l’excellence de ses résultats académiques et ses nombreuses bourses de mobilité internationale. Sa productivité scientifique revêt également un caractère exceptionnel.

Maude Roy-Vallières.

Membre de l’équipe de recherche Qualité éducative des services de garde et petite enfance, Maude Roy-Vallières s’intéresse aux maternelles 4 ans et aux facteurs favorisant les apprentissages chez les tout-petits. Son projet doctoral, sous la supervision des professeures Annie Charron et Nathalie Bigras, a pour objectif de comparer la qualité éducative de deux milieux préscolaires, soit les Centres de la petite enfance et les maternelles 4 ans, et son effet sur le développement des enfants de ce groupe d’âge. Ce projet se situe en continuité avec l’«Étude comparative de l’influence de la fréquentation de services éducatifs québécois et français au cours de la petite enfance sur le développement des enfants de 3 à 5 ans», dirigée par Nathalie Bigras. Dans le cadre de son expérience comme enseignante de maternelle 4 ans, Maude Roy-Vallières a constaté un manque d’outils accessibles aux nouvelles enseignantes et que l’organisation scolaire était plus ou moins adaptée aux enfants de ce groupe d’âge. Pour remédier à la situation, la doctorante a publié le livre Planification d’activités pour la maternelle 4 ans. La doctorante a reçu son prix pour l’excellence de son dossier académique et pour son implication dans des activités de recherche et de transfert de connaissances.

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