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Lectures de décembre

Notre sélection mensuelle d’ouvrages publiés par des membres de la communauté universitaire.

7 décembre 2021 à 13 h 12

Mis à jour le 7 décembre 2021 à 13 h 12

Série «Titres à découvrir»

Pour la suite du monde

L’heure des choix, troisième ouvrage du journaliste économique Gérald Fillion (B.A. communication, 1998) et de l’économiste François Delorme, propose un tour d’horizon des thèmes liés aux injustices sociales et environnementales. Dans chaque chapitre, Gérald Fillion interroge un expert du domaine abordé. Chaque sujet est ensuite analysé par François Delorme. Dans un chapitre sur l’achat écolo et local, la professeure du Département de marketing Élisabeth Robinot fait remarquer que l’achat en ligne favorise rarement l’économie locale. Selon sa collègue Catherine Haeck, du Département des sciences économiques, l’ascenseur social s’est quelque peu enrayé ces dernières années au Québec. Le professeur de sociologie Éric Pineault s’interroge, pour sa part, sur la rentabilité des grands projets gaziers et pétroliers. Le professeur émérite du Département des sciences économiques Pierre Fortin suggère d’embaucher des personnes retraitées comme solution à la pénurie de main d’œuvre. Dans le texte «Devrait-on moins voyager?», le fondateur de la Chaire de tourisme Transat et professeur émérite Michel Archambault estime que la pandémie et les changements climatiques vont mener l’industrie à développer d’autres manières de voyager, notamment sur de plus petites distances. Ce livre aux constats pessimistes aide à mieux comprendre les enjeux socioécologiques d’aujourd’hui. Publié chez édito.

Portrait d’un intellectuel engagé

Professeur émérite au Département de sociologie, cofondateur du Centre de recherche sur les innovations sociales (CRISES) et de l’Alliance de recherche universités-communautés en économie sociale (ARUC-ÉS), Benoît Lévesque demeure peu connu du grand public. Il a pourtant acquis au fil des ans une réputation internationale de scientifique et d’intellectuel engagé. «Ses travaux servent de phare pour tout un courant d’études et d’interventions, ce qui lui a valu le titre de “père de l’innovation sociale” et de “pape de l’économie sociale”. Ce à quoi il répond humblement et avec humour : “Je ne suis ni père ni pape, je ne suis que l’évêque”», raconte Marie J. Bouchard dans L’innovation et l’économie sociale au cœur du modèle québécois: entretiens avec Benoît LévesqueLa professeure du Département des ressources humaines de l’ESG UQAM y rapporte ses conversations avec le principal intéressé, qui partage sa vision de l’histoire récente du Québec. «Ses recherches et ses interventions ont contribué à produire de nouvelles connaissances, mais aussi à inspirer des acteurs sociaux qui mettent en avant des intérêts collectifs souvent orientés vers l’intérêt général, tels les organismes communautaires, les syndicats, les coopératives, les entreprises d’économie sociale, et plus récemment le secteur de la philanthropie et les initiatives relevant de l’écologie.» Publié aux Presses de l’Université du Québec.

Tout savoir sur le lithium

Le lithium est le métal clé de la transition énergétique, affirment d’emblée le professeur émérite du Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère Michel Jébrak et l’ingénieur géologue et économiste Christian Hocquard dans leur essai Objectif lithium: réussir la transition énergétique. Il est vrai que les batteries lithium-ion, que l’on retrouve déjà dans les téléphones cellulaires, tablettes informatiques, vélos et automobiles électriques, sont appelées à prendre de plus en plus de place dans nos vies. «Les batteries au lithium permettent le stockage des énergies renouvelables et leur restitution au moment opportun, expliquent les auteurs. Ces deux volets, production continue et stockage délocalisé, sont parmi les clés technologiques du monde de demain.» Quelle est la nature du lithium, ce métal plus convoité que jamais? Les gisements de lithium sont-ils suffisants pour répondre à tous nos besoins industriels et domestiques? Est-ce qu’il sera le nouveau carburant de la géopolitique mondiale à la place du pétrole? Peut-on l’exploiter de façon écologique? Telles sont quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage instructif, qui retrace «l’histoire» du lithium depuis les débuts de l’univers jusqu’à la production des batteries et l’avènement d’un monde «rechargeable». Prévoyants, visionnaires ou simplement réalistes et prudents, les auteurs envisagent même, en épilogue, les scénarios de remplacement du lithium. Publié chez Multimondes.

Une gauche fracturée

Depuis quelques années, les notions de liberté d’expression, de laïcité, de «race», de genre, d’identité et de diversité font l’objet de débats virulents dans la société civile et à l’université, tout en divisant profondément la gauche. Une nouvelle cartographie du politique est-elle en train de se dessiner? Pourquoi certaines des idées diffusées par une partie de la gauche actuelle semblent-elles reproduire des positions traditionnellement associées à la droite aux yeux d’autres personnes qui se situent aussi à la gauche de l’échiquier politique? Leur jugement est-il juste? L’ouvrage collectif Identité, «race», liberté d’expression, publié sous la direction du professeur Rachad Antonius (sociologie) et du philosophe et ancien professeur Normand Baillargeon (éducation), propose une réflexion sur ces clivages. Il réunit les contributions de chercheuses et de chercheurs ainsi que de personnalités issues de divers horizons se réclamant de la pensée de gauche, notamment de l’héritage rationaliste des Lumières et de celui des droits et libertés. Leurs analyses, soulignent Rachad Antonius et Normand Baillargeon, critiquent les positions de la «nouvelle» gauche, associée au mouvement woke, sans chercher à nier ses préoccupations souvent légitimes. Paru aux Presses de l’Université Laval.

Vie de bohème 

Delphine et Naïma se connaissent depuis l’enfance. Au début des années 2000, les jeunes banlieusardes font les 400 coups. Delphine pratique ses tricks (figures) en skate pendant que Naïma documente les prouesses de son amie avec un appareil photo jetable. Quelques années plus tard, elles emménagent dans la grande ville. Dans leur 6½ miteux, «on peut écrire sur les murs, jeter la cendre de ses cigarettes dans un nuage de fumée persistant, organiser des actions, des karaokés, des cuisines collectives et des cinémas maison», écrit Maryse Andraos (M.A. études littéraires, 2016) dans son premier roman intitulé Sans refuge. À l’université, les deux copines découvrent les grèves et la mobilisation. Puis Delphine tombe amoureuse de Simon, le punk du rez-de-chaussée, et Naïma rencontre Ariane. Mais rien ne va plus pour Naïma: elle s’enlise dans la dépression, prend ses distances avec son amie et le militantisme et rompt avec son amoureuse. Les deux amies se retrouveront des années plus tard, alors que Delphine élève une famille nombreuse en banlieue et que Naïma, célibataire endurcie, vit de petites jobines tout en rêvant de devenir photographe. Une résidence d’artiste en Islande sera-t-elle un tournant dans la vie de Naïma? Publié chez Cheval d’août éditeur.

Un couple engagé

Dans l’ouvrage Joséphine Marchand et Raoul Dandurand. Amour, politique et féminisme, la diplômée Marie Lavigne (M.A. histoire, 1974) et la chercheuse Michèle Stanton-Jean proposent la biographie d’un couple détonnant, uni dans de multiples combats. Nés en 1861, tous deux de parents férus de politique, Joséphine Marchand et Raoul Dandurand se sont admirés avant de s’aimer et ont partagé une vie commune pendant 40 ans. Opposés au clergé conservateur, ils ont été des compagnons de route soudés autour d’un même projet: faire avancer le Canada français dans de multiples domaines (arts, culture, éducation, droits des femmes et des minorités). «Pour eux, la justice, basée sur les droits de la personne, la liberté d’opinion et la démocratie, ne peut s’atteindre que par l’accès à la connaissance que procurent l’instruction et la culture», écrivent les autrices. Femme de lettres, Joséphine Marchand est une pionnière du journalisme féminin et une féministe de la première heure. Sénateur et défenseur de la paix, Raoul Dandurand est considéré comme un des pères de la diplomatie canadienne. Son nom nous est maintenant familier grâce à la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques de l’UQAM. Paru chez Boréal.

Palmarès des ventes

22 juin au 5 juillet 2021

1.
Anéantir Michel Houellebecq - Flammarion
Auteur UQAM
2.
Là où je me terre Caroline Dawson - Remue-ménage
3.
Flots Patrick Senécal - Alire
Auteur UQAM
4.
C'est le Québec qui est né dans mon pays! Emmanuelle Dufour - Écosociété
5.
Astérix et le griffon Jean-Yves Ferri et Conrad Didier - Albert René
6.
Kukum Michel Jean - Libre Expression
7.
La facture amoureuse Pierre-Yves McSween et Paul-Antoine Jetté - Guy Saint-Jean
8.
Sororité Sous la dir. de Chloé Delaume - Points (Seuil)
Autrice UQAM
9.
Mon mari Maud Ventura - Iconoclaste
10.
L'école du racisme Catherine Larochelle - PUM

Les Auteurs UQAM sont les professeurs, chargés de cours, étudiants, diplômés, ainsi que tous les autres membres de la communauté de l’UQAM.

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