Financement de nouvelles infrastructures de recherche

Deux chercheurs reçoivent plus de 250 000 dollars chacun de la Fondation canadienne pour l'innovation.

11 Août 2021 à 10H34

La somme totale des investissements pour ces projets comprend la contribution du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) du Québec, équivalente à celle versée par la FCI, et des fonds octroyés par divers partenaires.Photo: Nathalie St-Pierre

La Fondation canadienne pour l’innovation (FCI) a annoncé récemment des investissements afin d’appuyer 332 nouveaux projets d’infrastructures de recherche dans 50 établissements postsecondaires à travers le Canada. Deux projets de l’UQAM recevront des subventions dans le cadre de ce programme dont les montants sont octroyés par l’entremise du Fonds des leaders John-R.-Evans.

La somme totale des investissements pour ces projets, qui comprend la contribution du ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI) du Québec (équivalente à celle versée par la FCI) et des fonds octroyés par divers partenaires, s’élève à 510 172 dollars pour l’UQAM.

Le Fonds des leaders John-R.-Evans aide les universités à recruter et à maintenir en poste les meilleurs talents de la recherche des quatre coins du monde en leur offrant l’infrastructure hautement spécialisée dont ils ont besoin pour être des leaders dans leur domaine. 

HiRéSo: infrastructure Histoire des régulations sociales/ Martin Petitclerc

Coût total du projet: 258 996 $

103 598 $ FCI

103 598 $ MEI

Le projet vise à doter le laboratoire du Centre d’histoire des régulations sociales (CHRS) de nouveaux équipements informatiques et audiovisuels, en plus de créer une nouvelle infrastructure de recherche. L’infrastructure Histoire des régulations sociales (HiRéSo) sera composée d’un système de gestion de bases de données relationnelles et d’une plateforme numérique de création et de diffusion de séries historiques sur les problèmes sociaux. Les utilisatrices et utilisateurs autorisés pourront, par exemple, y ajouter des corpus documentaires et des jeux de données (dataset), participant ainsi à la création des séries historiques. La réalisation de ce projet fera du CHRS une référence dans l’organisation, la centralisation, l’analyse et la diffusion de données historiques sur une grande variété de problèmes sociaux au Québec. Ce projet permettra enfin d’approfondir le débat public par la production et le partage de nouvelles connaissances sur la prise en charge des problèmes sociaux au Québec.

Depuis 1990, les chercheurs du Centre d’histoire des régulations sociales mènent des recherches historiques sur la formation de l’État et la prise en charge de la pauvreté, de la maladie, de la déviance et de la criminalité au Québec. Dirigé par le professeur du Département d’histoire Martin Petitclerc, le CHRS regroupe 15 chercheurs et une cinquantaine d’étudiants provenant de neuf universités québécoises et de l’Université d’Ottawa.

Infrastructure de la Chaire de recherche sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d'enseignement supérieur /Manon Bergeron

Coût du projet: 251 176 $

100 470 $ FCI

100 470 $ MEI

L’infrastructure de la Chaire soutiendra les activités de recherche, comme la collecte et l’analyse de données qualitatives et quantitatives, la tenue d’activités de diffusion et de mobilisation des connaissances et la réunion des partenaires provenant de différents milieux. Les résultats des activités de recherche offriront un éclairage sur la problématique des violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur (VSSMES) et soutiendront le développement de stratégies préventives et de politiques en la matière, contribuant ainsi à la transformation des normes sociales et des pratiques de prévention des VSSMES au Québec et au Canada.

Sous la direction de la professeure du Département de sexologie Manon Bergeron, les chercheuses et chercheurs de la Chaire mènent des travaux s’inscrivant dans les deux axes de sa programmation scientifique, soit l’observation et l’analyse des données sur les violences sexistes et sexuelles en milieu d’enseignement supérieur et le développement, l’implantation et l’évaluation de programmes de prévention et de politiques visant les milieux d’enseignement supérieur. Les activités de recherche incluses dans ces axes contribueront à élaborer une définition inclusive des VSSMES et à illustrer la complexité de la problématique, tout en valorisant les pratiques probantes en matière de prévention.

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