Plus de 115 conseillers d’orientation et conseillers en information scolaire et professionnelle ont participé à une journée d’accueil à leur intention, le 2 mai dernier, à l’UQAM, ce qui constitue un record de participation à cet événement annuel. Provenant des quatre coins du Québec, ces professionnels œuvrent quotidiennement auprès des candidats intéressés par des études universitaires, que ce soit dans les cégeps, les écoles secondaires, les universités, les carrefours jeunesse emploi ou en pratique privée. L’événement était organisé par le Bureau du recrutement avec la collaboration de divers services et unités facultaires de l’Université.
La conférence d’ouverture portait sur les diverses cliniques – Clinique carrière, Clinique d’impôt, Clinique de sexologie, Clinique internationale de défense des droits humains (CIDDHU) – offertes à la population par des étudiants dans le cadre de leur formation.
Des présentations sur les programmes d’études en art dramatique, en géographie, en biologie, en droit, en éducation préscolaire et enseignement primaire, en stratégies de production culturelle et médiatique ainsi qu’en gestion étaient ensuite offertes aux participants.
Quelques minutes déterminantes
Pour les professionnels de l’orientation qui rencontrent quotidiennement des étudiants, cette journée permet d’obtenir des informations précieuses sur les diverses formations universitaires. «Nous ne disposons souvent que de quelques minutes pour parler d’une profession, et ce que nous disons aux étudiants durant ces minutes est déterminant dans leur choix de carrière, affirme David Lebel, conseiller en information scolaire et professionnelle au Cégep Marie-Victorin. Mieux nous connaissons les programmes d’études, plus nous pouvons en parler d’une façon éclairée.»
Les conférences sont aussi une source de renseignements quant aux conditions d’admission, aux exigences et aux préalables. «Par exemple, la conférence en art dramatique m’a permis de mieux cerner ce qui est exigé lors des auditions ou dans le portfolio», souligne le conseiller, qui fait quelque 700 rencontres individuelles avec des étudiants de son établissement chaque année.
Démystifier la formation
Les professeurs et étudiants qui ont présenté les conférences ont pu avoir un contact direct avec des agents d’influence importants auprès des futurs étudiants. «Leur parler permet de briser les préjugés par rapport à une carrière artistique et de démystifier la formation en art dramatique», mentionne Carole Marceau, professeure à l’École supérieure de théâtre.
Questionné sur la pertinence de poursuivre des études universitaires alors que des formations techniques au collégial donnent accès au milieu du travail, Maxime Gauthier (M.Sc. biologie, 2016), qui a étudié au baccalauréat en biologie en apprentissage par problèmes entre 2011 et 2013, a répondu en parlant de sa propre expérience. «Le baccalauréat m’a donné une vision globale et transdisciplinaire pour orchestrer des études sur le terrain ou en laboratoire, a dit celui qui a amorcé un doctorat conjoint à l’UQAM et à l’Université Claude Bernard Lyon 1, en France. Faire face à des problèmes complexes m’a aussi amené à développer mes compétences en recherche pour la maîtrise et le doctorat.»
«Cette journée offre aux conseillers l’occasion de découvrir nos programmes autrement que sur Internet, souligne Sophie Bonin, conseillère en recrutement étudiant et coorganisatrice de l’événement avec sa collègue Nancy Lachance. Les témoignages des professeurs et des étudiants rendent vivantes des descriptions de programmes et mettent de l’avant les belles initiatives qui émanent de l’UQAM.»
