Trente étudiants du programme de maîtrise en gestion de projet de l’ESG UQAM ont vécu une expérience particulière. Au début du mois, ils ont participé pendant tout un week-end à un séminaire intensif au centre écologique La Huardière, à Saint-Michel-des-Saints, sous la direction de la professeure Monique Aubry et du chargé de cours Denis Olaizola, du Département de management et technologie. Située en pleine nature, l’auberge La Huardière propose au cours de l’année plusieurs activités à des groupes étudiants de l’UQAM. Le calme et la beauté du site invitent à la détente et au ressourcement, tout en offrant plusieurs activités récréatives, loin du bruit des cellulaires.
«Le fait de vivre en groupe au quotidien pendant deux jours et demi dans un environnement aussi enchanteur est bénéfique pour la connaissance de soi et pour celle des autres, souligne Monique Aubry. Durant tout le week-end, nous avons travaillé sur deux aspects: la dynamique d’équipe et le développement personnel. C’est important dans la mesure où les études démontrent que la plupart des échecs dans le domaine de la gestion de projet sont dus à des facteurs humains et non techniques.»
Le «séminaire d’application» auquel participaient les étudiants vise à favoriser l’apprentissage de la pratique de la gestion de projet. Plus spécifiquement, il leur offre l’occasion de développer leurs habiletés à gérer de façon efficace non seulement un projet, mais aussi une équipe.
Répartis en cinq groupes, les étudiants devaient réaliser un projet pour le compte d’un client réel – une PME du domaine de la confiserie dans ce cas-ci – en suivant les règles de l’art apprises dans les cours précédents. «Les habiletés les plus essentielles au succès d’un projet, précise la professeure, sont reliées aux relations avec le client et l’environnement, à la résolution de problèmes et à la capacité de travailler en équipe: partage d’informations, leadership, entraide, écoute, gestion des réunions, gestion des tensions et des conflits.»
Un tel contexte d’apprentissage suppose, par ailleurs, des approches pédagogiques différentes. «Mon collègue et moi avons dirigé le séminaire en co-teaching, dit Monique Aubry. Nous avons organisé des activités à la fois formelles et informelles, des séances en grand groupe et des rencontres d’équipes, tout en accordant une place importante aux activités récréatives et de détente.»
Bien que le bilan complet reste à faire, l’expérience se répétera puisque «les étudiants en sortent tout simplement transformés», assure la professeure.