Voir plus
Voir moins

En mode design thinking

Des étudiants en administration de l’ESG UQAM proposent des solutions durables pour l’Université.

Par Valérie Martin

19 décembre 2016 à 14 h 12

Mis à jour le 20 décembre 2016 à 11 h 12

Des étudiants au baccalauréat en administration (concentration management) de l’ESG ont présenté, le 7 décembre dernier, des projets en développement durable pour l’UQAM. Pierre Beaulé, adjoint au vice-recteur (Vice-rectorat aux ressources humaines, à l’administration et aux finances), Jean-Guy Veilleux, technicien en aménagement du Service des immeubles, et Cynthia Philippe, conseillère en développement durable au Service des immeubles, se sont déplacés pour prendre connaissance des projets étudiants et les commenter.

Dans le cadre du cours multidisciplinaire «Management et exploration: design, imagination et prospective», donné par les professeures Viviane Sergi et Anne-Laure Saives, du Département de management et technologie, et Valérie Michaud, du Département d’organisation et ressources humaines, les étudiants, regroupés par équipes, avaient pour mandat de trouver de «vraies» solutions afin de moderniser la gestion des biens excédentaires en fin de vie de l’Université, de revitaliser le jardin Sainte-Élizabeth et d’encourager l’utilisation du vélo pour se rendre sur le campus.

«Ce cours vise à faire découvrir aux étudiants la pensée et le processus du design (design thinking appliqué) et à s’en servir pour réfléchir à des problématiques organisationnelles, explique Viviane Sergi. Plutôt que d’opter pour des solutions génériques, on se tourne vers des solutions plus innovantes, qui sortent du cadre traditionnel et qui sont davantage centrées sur les besoins des utilisateurs et des personnes qui vivent les problématiques.»

Les trois mandats proposés ont été identifiés à partir d’une liste d’enjeux importants pour le développement durable à l’UQAM, souligne Valérie Michaud. «Ce sont des problématiques assez représentatives des enjeux complexes que l’on observe aujourd’hui dans les organisations, à la fois sociaux, organisationnels et environnementaux.»

Comme méthode de résolution de problèmes, le design thinking implique l’observation sur le terrain. «On a ainsi une meilleure idée des défis et des enjeux réels», précise Viviane Sergi. «Ce processus amène les étudiants à sortir des sentiers battus, à laisser tomber leurs idées préconçues et à imaginer d’autres possibilités, ajoute la professeure Anne-Laure Saives. C’est une manière de faire que l’on voit peu en gestion, même si cela tend à changer, un parti pris pour la divergence plutôt que pour la convergence.»

Voici certaines propositions discutées pendant le cours:

Une application pour stationner son vélo à l’UQAM

Le projet Vélo des étudiants François Babineau, Julien Migué, Jade Sanchez et Sara Lucia Tommasel propose une application pour téléphone intelligent. En téléchargeant l’application, les membres de la communauté uqamienne pourraient trouver la borne de stationnement disponible la plus proche de leur bureau ou de leur salle de classe, en plus d’obtenir la localisation des douches à proximité. En collaboration avec des cafés étudiants de l’UQAM, un système de points-bonis leur permettrait d’obtenir des cafés gratuits en fonction du nombre de kilomètres pédalés. Pour renforcer la sécurité et éliminer le vol de vélos, des rondes plus fréquentes seraient assurées par les agents de l’Université. Toujours au moyen de l’application, les cyclistes pourraient signaler tout geste suspect sur le campus. Pour combler le manque de place, des bornes de stationnement seraient ajoutées, incluant dans le corridor intérieur reliant les pavillons des Sciences de la gestion et de Design, où des casiers seraient aussi installés.

Une plateforme pour gérer les biens excédentaires

Le projet de Prisca Denizeau, de Sébastien Gros, de Catherine Lajoie et de Manal Snoussi présente une plateforme web communautaire de partage de biens excédentaires que l’on retrouve aux quatre coins de l’UQAM (tables, chaises, armoires, ordinateurs, imprimantes, etc.). L’objectif de la plateforme, qui s’adresserait à l’ensemble de la communauté uqamienne, serait d’optimiser la gestion des biens, de réduire les achats du centre d’approvisionnement, de favoriser la réutilisation des meubles et objets et le recyclage des articles en fin de vie. Des biens seraient aussi offerts gratuitement.

Un jardin communautaire et 100 % wifi

Le projet jardin d’Alexander Dubeau, de Magalie Gingras, de Mathieu Viau-Renaus et de Minh Thai vise à revitaliser le jardin Sainte-Élizabeth. Situé à l’arrière des résidences universitaires du campus principal, le parc est méconnu des Uqamiens. Le groupe d’étudiants avait pour mission de réaménager l’aire de pique-nique, les bacs de compostage ainsi que les conteneurs de recyclage. Afin de maximiser l’utilisation de l’espace, les étudiants proposent d’installer des conteneurs semi-enfouis et des tables plus petites que des tables de pique-nique. Dans l’optique de verdir davantage le parc et de le rendre plus convivial, des fleurs et des plantes pollinisatrices seraient plantées dans des plates-bandes. Pour améliorer la qualité de vie des citoyens fréquentant le parc, un accès libre au wifi de l’UQAM et une bibliothèque de rue pourraient être mis en place.