Un sondage en ligne vise à mieux connaître les habitudes et pratiques alimentaires des étudiants fréquentant des établissements d’enseignement supérieur de l’arrondissement Ville-Marie, dont l’UQAM et le cégep du Vieux Montréal, ainsi que des étudiants vivant dans l’arrondissement. Le projet de recherche-intervention est mené par le Carrefour alimentaire Centre-sud, un organisme de sécurité alimentaire, en collaboration avec Éric Duchemin, professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement, et Alice Torchinsky, chargée de projet et stagiaire de l’Université Toulouse 2, en France.
«Nous cherchons à savoir ce que les étudiants mangent, les endroits qu’ils fréquentent pour se nourrir ainsi que les stratégies qu’ils adoptent pour améliorer leur alimentation comme les cuisines collectives, la récupération de nourriture ou le jardinage, explique Éric Duchemin, qui agit à titre de conseiller scientifique. Nous voulons également savoir quelles sont les stratégies institutionnelles souhaitées par les étudiants de la part de leurs établissements d’enseignement: marchés de fruits et légumes à bas prix et jardins sur les campus, par exemple, ou de la formation et de l’accompagnement donnés par des experts.»
Les résultats du sondage serviront à documenter la situation, à établir des pistes d’intervention, et à émettre des recommandations pour la mise en place de politiques alimentaires, dit Éric Duchemin. L’objectif est d’assurer une meilleure alimentation aux étudiants, si possible à moindre coût, tout en favorisant des projets de production ou de transformation alimentaire sur les campus.
Depuis quelques années, plusieurs initiatives alimentaires ont été mises sur pied à l’UQAM, dont Bonne boîte bonne bouffe, un groupe d’achat collectif proposant des fruits et des légumes frais à bas prix aux étudiants de l’ESG, une école d’été sur l’agriculture urbaine, un marché fermier, des serres au pavillon des Sciences biologiques, et des ruches sur le toit du pavillon de Design. «Ce sont pour la plupart des initiatives étudiantes, constate Éric Duchemin. Il n’existe pas à l’UQAM de plan d’ensemble pour coordonner de tels projets, les dynamiser ou les soutenir.»
Les participants ont jusqu’à la fin avril pour répondre au sondage. Dans un deuxième temps, ils seront appelés à prendre part à des groupes de discussion au sujet de leurs stratégies d’alimentation.