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Comprendre la réalité du Nord

Les membres du programme international ArcTrain tiennent leur deuxième rencontre annuelle à l’UQAM.

2 septembre 2015 à 16 h 09

Mis à jour le 4 septembre 2015 à 16 h 09

Vue des monts Torngat et du fjord Nachvak, dans la région du Labrador. Photo: Paul Gierszewski

Une quarantaine de personnes – étudiants, professeurs, chercheurs – se sont réunis au Cœur des sciences, le 1er septembre dernier, pour célébrer à la fois la tenue à l’UQAM de la deuxième rencontre annuelle des membres du programme ArcTrain – International Research Training Group, la clôture de sa première École d’été et la collaboration scientifique entre chercheurs allemands et canadiens. L’événement s’est déroulé en présence, notamment, du consul général de la République fédérale d’Allemagne à Montréal, Walter Leuchs, et du doyen de la Faculté des sciences, Luc-Alain Giraldeau, qui a pris la parole au nom de l’Université.

ArcTrain est le nom d’un programme international de formation multidisciplinaire destiné aux étudiants des cycles supérieurs, qui porte sur les processus et les impacts des changements climatiques dans l’Atlantique Nord et le Grand Nord canadien. Il a été lancé en 2013 par Anne de Vernal et Claude Hillaire-Marcel, professeurs au Département des sciences de la Terre et de l’atmosphère et membres du Centre de recherche en géochimie et géodynamique (GEOTOP), en collaboration avec des chercheurs allemands de l’Université de Brême et de l’Institut Alfred-Wegener pour la recherche polaire et marine et des chercheurs d’universités canadiennes anglaises et québécoises. Les activités d’ArcTrain  sont financées principalement par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), le Programme de formation scientifique dans le Nord (PFSN) de la Commission canadienne des affaires polaires et la Fondation allemande pour la recherche (DFG).

Walter Leuchs, Anne de Vernal et Luc-Alain Giraldeau. Photo: Denis Bernier

Le programme ArcTrain vise à développer la formation scientifique et les compétences professionnelles de postdoctorants, de doctorants et d’étudiants à la maîtrise. Adoptant une approche interdisciplinaire, il regroupe des chercheurs qui possèdent une expertise dans divers domaines de connaissance: paléo-océanographie, paléoclimatologie, géochimie, océanographie, modélisation de la circulation des océans, etc. Ses activités comprennent des cours, des séminaires, des ateliers de travail, des conférences, des expéditions de terrain et du réseautage.

Lors de la soirée du 1er septembre, le doyen de la Faculté des sciences Luc-Alain Giraldeau a rappelé les échanges et les collaborations entre l’UQAM et huit universités allemandes dans des domaines aussi différents que les sciences, le management, le tourisme, la littérature, le droit, la linguistique, les communications, le théâtre et le design. Il a aussi souligné le rôle majeur joué par l’UQAM au Québec dans les recherches sur le Nord. «À l’UQAM, des chercheurs de 14 départements effectuent des recherches sur le Nord et l’Arctique, a t-il déclaré. Leur expertise s’étend de la micro paléontologie aux études culturelles.»

Le doyen a cité en exemple la création récente, à l’UQAM, de deux Chaires de recherche stratégiques. La Chaire de recherche sur le climat et l’évolution de l’Arctique: du passé au futur, dont la titulaire est Anne de Vernal, vise à apporter de nouveaux éclairages sur les changements climatiques et environnementaux dans les régions arctiques et subarctiques, dans un contexte où la diminution du couvert de glace de mer arctique constitue l’un des facteurs importants du réchauffement climatique global. Les travaux analysent les interactions entre l’océan, l’atmosphère et les nappes de glace. La Chaire sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, du professeur Daniel Chartier, du Département d’études littéraires, cherchera à analyser et à mettre en valeur le patrimoine culturel du Nord, notamment celui des Québécois, des Inuits et des Scandinaves.

Première École d’été

Une vingtaine d’étudiants allemands et canadiens, du Québec et d’autres provinces, ont participé à la première École d’été ArcTrain, qui cherchait à développer des connaissances multidisciplinaires sur la réalité de l’Arctique, tant dans ses dimensions biophysiques (climat, géomorphologie, faune, flore) qu’anthropologiques, sociales et culturelles. Dirigée par Anne de Vernal,  l’École s’est déroulée d’abord à Montréal, les 18 et 19 août, puis s’est déplacée au Labrador, du 20 au 29 août. Dans cette région, les étudiants ont visité, entre autres, une dizaine de sites d’intérêt archéologique, géologique et historique dans le Parc national des monts Torngat ainsi que des villages côtiers. Ils ont aussi prélevé des échantillons d’eau (mer, lacs, rivières) et de sédiments pour de futures analyses en laboratoire. Puis, ils ont participé à l’enregistrement d’un documentaire vidéo pour faire la promotion du programme de formation ArcTrain.

Par ailleurs, un concours de photographies a été organisé dans le cadre de l’École d’été. Les quatre lauréats sont les étudiants Aurélie Aubry, Samira Samimi, Laura Castro de la Guardia et Raul Scarlat. Chacun a reçu un livre de photos du Nunatsiavut.

Walter Leusch, les étudiants Aurélie Aubry, Laura Castro de la Guardia, Raul Scarlat et Samira Samimi, ainsi que Luc-Alain Giraldeau. Photo: Denis Bernier

L’École d’été a été suivie de conférences publiques et d’un panel au Cœur des sciences, les 31 août et 1er septembre, auxquels ont participé des chercheurs et des étudiants, dont les professeurs Daniel Chartier et Dave Saint-Amour (psychologie), l’agente de recherche Kristina Maud Bergeron (Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM) et le chercheur Joël Plouffe (Centre interuniversitaire de recherche sur les relations internationales du Canada et du Québec).

La rencontre annuelle des membres d’ArcTrain à l’UQAM se déroule jusqu’au 4 septembre.