Quatre des huit projets déposés l’hiver dernier ont reçu une bourse du Fonds vert de l’UQAM, dont le montant varie de 1 000 à 4 000 dollars, selon la nature et l’ampleur des interventions proposées. Créé en 2008 et géré par le comité institutionnel de la Politique en matière d’environnement de l’UQAM, le Fonds vise à financer les projets des membres de la communauté universitaire en matière de développement durable.
Les membres d’Aliments d’ici, un comité de recherche du GRIP UQAM qui gère un groupe d’achats d’aliments biologiques et locaux, ont obtenu une seconde bourse du Fonds vert pour assurer la tenue d’un marché fermier hebdomadaire sur la place Pasteur. Depuis la tenue du projet pilote en 2013, le marché fermier, qui permet aux Uqamiens et aux citoyens du quartier de se procurer à petit prix des produits frais provenant de maraîchers locaux et biologiques, obtient un franc succès. Les responsables du marché fermier ont pour objectifs, cette année, de mieux faire connaître l’activité en renforçant leurs moyens de communication, d’en améliorer l’autofinancement en sollicitant, par exemple, la participation des producteurs, et d’élargir leur équipe de bénévoles.
Le projet «UQAM, campus alimentaire» du Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD) propose une plateforme Web sur laquelle on pourra consulter un répertoire des ressources disponibles à l’Université comme le marché fermier de la place Pasteur, les jardins mellifères du pavillon PK, les ruches du pavillon de Design et les arbres fruitiers du pavillon Adrien-Pinard (SU). «Comme ce sont des projets encore méconnus, l’objectif est de les faire connaître et de les regrouper sous la forme d’une carte interactive afin de donner une bonne vue d’ensemble de ce qui se fait déjà», explique la conseillère en développement durable du Service des immeubles et de l’équipement Cynthia Philippe, qui assure les suivis auprès des boursiers du Fonds vert.
L’équipe de verdissement du comité environnemental de l’Association étudiante du secteur des sciences a soumis un projet de mur végétal au pavillon Sherbrooke. Le projet, qui a reçu l’aval du Service des immeubles et de l’équipement, a pour but d’améliorer la qualité de l’air et d’embellir le campus de l’ouest.
Éric Duchemin, professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement et membre du Laboratoire sur l’agriculture urbaine, propose un guide d’accompagnement destiné aux citoyens et aux entreprises en milieu urbain intéressés par la conception d’aménagements mellifères et nectarifères dans le but de favoriser la biodiversité et d’assurer la protection des abeilles. En complément, une série de fiches téléchargeables expliquant la situation actuelle des insectes pollinisateurs servira de matériel didactique pour des activités pédagogiques ou des activités de sensibilisation auprès de la population uqamienne. «L’idée, c’est de sensibiliser la population au rôle primordial des abeilles dans notre alimentation et d’amener les gens à cultiver et à aménager des jardins qui correspondent davantage aux besoins et au bien-être de ces insectes», précise Cynthia Philippe.