Le week-end dernier, 26 étudiants du baccalauréat d’intervention en activité physique ont goûté aux joies de l’hiver dans le cadre de leur cours «Enseigner l’éducation physique et à la santé en milieu de plein air». Alors qu’ils étaient partis pour une expédition de camping de trois jours au Vermont, l’hiver leur est littéralement tombé dessus. Ils se sont réveillés avec quelques centimètres de neige au sol et un thermomètre affichant -5 degrés le dimanche!
Pour ces étudiants du profil Enseignement de l’éducation physique et à la santé, l’expérience a toutefois été riche en enseignement, affirme le chargé de cours Patrick Daigle, qui supervisait cette fin de semaine de formation. «Ce rappel météorologique brutal a constitué une fabuleuse occasion de comprendre l’influence du contexte d’intervention sur l’enseignement, explique-t-il. On a pu expérimenter comment il est possible de réaliser une intervention éducative dans un contexte de conditions climatiques difficiles.»
Outre les aspects didactiques et pédagogiques propres à ce type d’activité, les étudiants ont eu la chance d’explorer toute la richesse des relations humaines qui se développent devant l’adversité, poursuit Patrick Daigle, diplômé de la maîtrise en éducation et guide en plein air, en plus d’être éducateur physique et chargé de cours au Département des sciences de l’activité physique. «Nous avons expérimenté le sens de la communauté, l’entraide, la patience et le don de soi, comme plusieurs l’ont souligné lors du retour en groupe, dit-il. L’expérience sur le plan humain a été l’un des aspects les plus positifs de cette fin de semaine.»
Le séjour s’est déroulé dans la perspective de l’éducation par le plein air et visait à explorer les particularités de cette approche éducative. Les étudiants ont donc vécu une expérience caractérisée par un objectif dont l’atteinte est incertaine, qui implique une dimension de risque et dans laquelle les éléments naturels sont incontournables. «Il était, par exemple, hors de question de revenir plus tôt, même si la météo s’annonçait “sportive”! précise le chargé de cours. C’est l’intérêt de ce type d’intervention de mettre chacun en position de vulnérabilité et de favoriser ainsi l’émergence du leadership et de la communication.»
Que ce soit en termes humains ou techniques, les apprentissages ont été nombreux au cours de ce week-end. Les étudiants ont eu l’occasion d’expérimenter la gestion du matériel, du risque en cas d’incident, de l’effort et de la thermorégulation lors de conditions difficiles, de l’alimentation et du campement ainsi que diverses approches pédagogiques en lien avec le programme de formation de l’école québécoise.
«L’éducation par le plein air et l’aventure constitue une avenue très intéressante en éducation, souligne Patrick Daigle. C’est un outil extraordinaire qui permet des apprentissages spécifiques, en particulier sur le plan des relations humaines.»