Étudiante au baccalauréat en histoire de l’art, Camille Larivée-Gauvreau raconte son séjour d’études à Lyon, deuxième plus importante ville universitaire en France.
Je suis rentrée à Montréal le 23 décembre dernier, juste à temps pour Noël ! Même si je suis très contente d’avoir retrouvé ma famille et mes ami-e-s, les sentiments d’excitation et de fébrilité qui m’habitaient à Lyon me manquent un peu. Je vis le choc du retour au bercail, de la réadaptation à la réalité du quotidien, lequel entraîne parfois une petite déprime passagère.
Ma fin de session à Lyon a été plutôt intense. En effet, la dernière semaine était celle des examens : cinq examens qui comptaient presque tous pour 100% de la note finale ! Pour réussir ces épreuves ultimes, j’ai dû consacrer toutes mes énergies à la lecture et à la révision de mes notes.
Lors de chaque examen, nous devions déposer nos sacs et nos manteaux à l’entrée de la salle de classe ! Les notes de cours et les dictionnaires étaient interdits et les professeurs avaient placé un pupitre vide entre chaque étudiant, pour éviter toute forme de plagiat. Chaque examen durait 1 heure 45 minutes, pas une seconde de plus. Inutile de dire que les étudiants avaient intérêt à être bien préparés et concentrés, et à répondre aux questions de manière concise et précise.
Une fois les examens terminés, il ne me restait plus qu’une journée à Lyon avant de partir à Paris pour quelques jours de repos. J’avais le coeur gros quand j’ai dit au revoir à mon amie Silvia, avec qui j’ai arpenté si souvent les rues de Lyon, et quand j’ai dû quitter Marie-Jo et Alain, les adorables propriétaires du studio où j’habitais, que je considère aujourd’hui comme ma deuxième famille. Je n’oublierai pas l’appui moral et le réconfort qu’ils m’ont apportés lors des moments plus difficiles, surtout au cours du premier mois, alors que je devais m’adapter à un nouvel environnement.
Pendant les quelques jours que j’ai passés à Paris, la température était chaude et agréable. J’ai fait quelques balades au Jardin des Plantes et sur le bord de la Seine et j’ai exploré certains de mes quartiers préférés, comme celui du Marais. J’ai aussi visité quelques galeries qui présentaient les travaux d’artistes que j’apprécie particulièrement, comme Annette Messager et Swoon. J’ai adoré l’exposition Decorum : Tapis et tapisseries d’artistes, présentée au Musée d’Art moderne, qui propose plus d’une centaine d’œuvres actuelles, dont celles de jeunes artistes féministes. L’exposition met l’accent sur l’art textile comme art majeur, un thème que j’aimerais aborder dans le cadre d’un projet de maîtrise.
Même si je n’ai pas eu le temps de prendre beaucoup de recul, je suis fière de mon séjour d’études à Lyon parce qu’il m’a permis d’enrichir mes connaissances et de vivre de nouvelles expériences, à la fois sur le plan académique, culturel et humain. Je suis aussi fière de moi, car ce séjour m’a appris que je suis capable de surmonter des craintes personnelles, comme celle de vivre seule à l’étranger.
