Étudiante au baccalauréat en histoire de l’art, Camille Larivée-Gauvreau raconte son séjour d’études à Lyon, deuxième plus importante ville universitaire en France.
Je suis à Lyon depuis déjà deux mois ! Le temps file à toute allure ici, surtout avec mes cinq cours par semaine. Alors que les cours de l’UQAM durent environ trois heures, ceux de Lyon 2 Lumière ne dépassent pas une heure 45 minutes. Par contre, la charge de travail en dehors des heures de classe est importante. C’est pourquoi je passe la plupart de mes journées à étudier à la bibliothèque, en compagnie de mon amie d’origine italienne, Silvia, qui suit des cours avec moi. Les professeurs nous donnent de longues bibliographies, mais rarement des plans de cours ! C’est la responsabilité des étudiants de lire le plus grand nombre de textes pertinents afin de se préparer adéquatement aux examens finaux, qui auront lieu soit avant ou après le congé des Fêtes.
Il existe deux types de cours à la licence : les travaux dirigés (TD) et les cours magistraux (CM). Les TD se déroulent dans de petites classes d’environ 35 étudiants. La participation des étudiants est la plupart du temps obligatoire, car les professeurs imposent des exposés oraux. Les CM se donnent dans des amphithéâtres d’une centaine de places. Le seul mode d’évaluation dans ce type de cours consiste en un examen final, pour lequel on obtient la note R, pour réussite, ou E, pour échec.
J’ai choisi personnellement un cours magistral en histoire de la photographie et quatre travaux dirigés, dont un en histoire de l’art médiéval et trois autres en études féministes, reliés au programme d’étude du Centre Louise Labé. Ces derniers cours abordent des thèmes comme la place des femmes dans la littérature française, l’histoire des femmes en Europe du XIXe siècle à aujourd’hui et les processus de sexuation et de construction identitaire, pour lesquels j’avoue avoir un intérêt particulier. Ces cours suscitent de nombreuses discussions en classe et les professeurs s’attendent à ce que les étudiants exercent leur pensée critique.
Je profite de mes temps libres pour visiter la Biennale d’art contemporain de Lyon qui a ouvert ses portes le 12 septembre et qui, cette année, présente les œuvres de 77 artistes provenant du monde entier. Elle offre aussi une visibilité importante au milieu artistique lyonnais, en particulier aux jeunes artistes, qui sont nombreux à avoir ouvert de petites galeries. Les œuvres sont exposées à cinq endroits à Lyon et dans de nombreux musées et galeries dans la région Rhône-Alpes. Le récit visuel est le thème central de la Biennale. Au moyen de la photographie, de la peinture, de la sculpture ou de l’installation, chaque œuvre revisite le concept de narration en présentant un récit imaginaire, que ce soit à partir d’une scène tirée de la vie quotidienne d’un artiste ou de la déconstruction d’un événement historique majeur. La Biennale se termine en janvier 2014. D’ici là, divers événements spéciaux seront proposés au public, comme, par exemple, une fin de semaine consacrée aux artistes de la performance. La Nuit Résonance est un autre événement à ne pas manquer, le 28 novembre prochain. Les visiteurs seront invités à suivre un parcours éclectique durant toute une nuit : vernissages, performances, visites d’ateliers d’artistes, etc. J’ai hâte d’y prendre part et je promets de vous en reparler.